Jean-Michel Aulas a déposé un recours contre le retrait de sa délégation à la Métropole de Lyon

Le premier vice-président de la Métropole de Lyon, Jean-Michel Aulas, a déposé un recours devant le tribunal administratif contre le retrait de sa délégation à la suite d’une plainte pour viol, a appris l’Agence France-Presse auprès de son entourage, confirmant une information du Progrès, mercredi 12 août. A la mi-juin, la présidente de la Métropole de Lyon Véronique Sarselli (Les Républicains) avait annoncé le retrait temporaire des délégations de M. Aulas et de deux autres élus, dont Laure Cédat, après une plainte pour viol aggravé par soumission chimique déposée par une militante d’une vingtaine d’années contre le directeur de communication du candidat, Roman Abreu. Le recours a été déposé par M. Aulas et Mme Cédat, vice-présidente métropolitaine, à qui la plaignante s’était aussi confiée, et dont la délégation a également été retirée. Véronique Sarselli avait à l’époque déploré, auprès du Progrès, de ne pas avoir été « informée » de l’affaire sur le moment par M. Aulas et Mme Cédat. Elle leur reprochait également de ne pas avoir signalé les faits à la justice et d’avoir « maintenu » en poste ce conseiller « jusqu’à la fin de la campagne ». Le recours des deux élus vise à l’annulation de l’arrêté pris par Mme Sarselli, et intervient à la limite de la période légale de deux mois durant laquelle la contestation était possible.
Jean-Michel Aulas s’était allié à Véronique Sarselli
« Dans l’attente de la réattribution de nos délégations comme envisagé, le délai de recours réglementaire contre l’arrêté du 12 juin expirant au 12 août, nous avons simplement souhaité préserver nos droits par un recours conservatoire », a déclaré Laure Cédat, en son nom et celui de M. Aulas, dans une communication à la presse. A la Métropole, M. Aulas s’était allié avec Mme Sarselli, qui a conduit le mouvement « Grand cœur lyonnais », comprenant des candidats de la société civile et de partis allant du MoDem à Les Républicains en passant par Renaissance et Horizons. Cette union a battu la majorité écologiste sortante aux élections de mars. Candidat malheureux à la mairie de Lyon, M. Aulas s’est également mis en retrait de son rôle de premier opposant au maire écologiste Grégory Doucet. Le groupe qu’il présidait a explosé dans la foulée.