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EN DIRECT, sénatoriales 2026 : l’extrême droite obtient un groupe, LFI fait son entrée au Sénat, le reflux des macronistes se confirme… Retrouvez les enseignements du scrutin

Le Monde · 27/09/2026 · ← revue

EN DIRECT, sénatoriales 2026 : l’extrême droite obtient un groupe, LFI fait son entrée au Sénat, le reflux des macronistes se confirme… Retrouvez les enseignements du scrutin Avec au moins quatorze élus, le Rassemblement national et son alliée, l’Union des droites pour la République, affirment pouvoir constituer un groupe au Sénat. C’est une première pour l’extrême droite. Les Républicains restent la première force politique et devraient conserver la majorité absolue avec leurs alliés centristes. Posez votre question à la rédaction :

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Ryan Persaud élu sénateur de Guyane aux côtés de Rodolphe Alexandre

En Guyane, les deux sièges de sénateurs ont été attribués à Rodolphe Alexandre (divers gauche), élu dès le premier tour avec 63,36 % des suffrages exprimés, et à Ryan Persaud (divers), qui a recueilli 44,36 % des voix au second tour. Le RN et l’UDR auront un groupe au Sénat, la droite conserve la majorité… Ce qu’il faut retenir des élections sénatoriales, à 23 heures Dimanche 27 septembre, 178 sièges sur 348 étaient en jeu dans 64 départements.

  • Les Républicains. Aux manettes du Sénat sans discontinuer depuis 2014 avec leurs alliés de l’Union centriste, Les Républicains (LR) conservent une large majorité puisque la droite pourra compter sur 123 sénateurs élus (et 71 pour le centre). Le groupe LR devra toutefois s’appuyer une nouvelle fois sur ses alliés centristes pour disposer de la majorité absolue.
  • Le Rassemblement national. Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse… Avec au moins 14 sièges acquis au parti dirigé par Jordan Bardella et à leurs alliés de l’Union des droites pour la République (UDR), les deux mouvements d’extrême droite ont de quoi constituer un groupe de sénateurs.
  • Le Parti socialiste, qui renouvelait 31 postes sur 64, devrait pouvoir maintenir l’effectif de leur groupe au-dessus de 60 sénateurs, selon le décompte du Monde. Un nombre nécessaire notamment pour saisir le Conseil constitutionnel. Il est toutefois encore trop tôt pour savoir si les socialistes parviendront à conserver leur rang de deuxième force politique du Sénat.
  • Les Ecologistes perdent plusieurs sièges, parvenant tant bien que mal à conserver un groupe, après de mauvais résultats aux élections municipales de mars, notamment avec la perte des villes de Bordeaux et de Strasbourg.
  • La France insoumise (LFI), qui espérait une entrée symbolique au Palais du Luxembourg, réussit son pari en faisant élire son premier sénateur, Gabriel Amard, dans le Rhône.
  • Bloc central. Les sénateurs centristes se maintiennent avec une soixantaine d’élus. Horizons, représenté par le groupe des Indépendants (20 membres lors de la dernière mandature), peut légitimement croire à quelques gains tandis que le groupe macroniste (RDPI), promis à des pertes certaines, confirme son reflux mais résiste – il devrait passer de 19 à 14 ou 15 membres.
  • Gérard Larcher (LR), candidat à sa réélection au plateau, a pris la parole. Prenant « acte » de la création à venir d’un groupe de l’alliance d’extrême droite, le président du Sénat a affirmé que son rôle serait de « permettre à chaque groupe d’exercer pleinement ses droits », y compris dans les instances du Sénat.

Le Sénat à l’issue du renouvellement de la moitié de ses sièges

A Saint-Martin, c’est le candidat Daniel Gibbs (Les Républicains) qui a été élu

A Saint-Martin, c’est le candidat des Républicains, Daniel Gibbs, qui a été élu, avec 54,17 % des voix, contre 45,83 % pour la candidate divers centre Valérie Damaseau (45,83 %). Un retournement de situation alors que cette dernière était largement en tête du premier tour (44 %, contre 24 % pour Daniel Gibbs). Première fois que LFI entre au sénat… mais JL Mélenchon n’a t’il pas été sénateur très longtemps ? Bonsoir Triste Résultat, Avec l’élection surprise du député « insoumis » Gabriel Amard dans le Rhône, La France insoumise fait bien son entrée au Sénat pour la première fois. Néanmoins, je comprends votre confusion, puisque Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du parti de gauche radicale, a bel et bien été sénateur, et ce, pendant de nombreuses années – de 1986 à 2000 et de 2004 à 2010 – mais sous les couleurs du Parti socialiste.

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Si les grands équilibres partisans devraient être conservés à l’issue de l’élection du dimanche 27 septembre, le Rassemblement national, avec son alliée de l’UDR, le parti d’Eric Ciotti, pourra former, pour la première fois, un groupe au Palais du Luxembourg. La France insoumise obtient son premier sénateur. C’est donc la première fois qu’on a un sénateur RN et LFI c’est bien ça ? Bonjour, Avec l’élection surprise du député « insoumis » Gabriel Amard dans le Rhône, La France insoumise (LFI) fait bien son entrée au Sénat pour la première fois. Le parti de gauche radicale a également revendiqué la victoire en Haute-Garonne du divers gauche Marc Péré, à la tête d’une liste rassemblant LFI, Europe Ecologie-Les Verts et Génération·s. De son côté, le Rassemblement national avait déjà trois sénateurs, élus il y a trois ans dans le Pas-de-Calais, le Nord et en Seine-Maritime. Mais c’est bien la première fois que le parti d’extrême droite pourra constituer, avec son alliée de l’Union des droites pour la République (UDR), un groupe politique au Sénat (composé d’au moins 10 sénateurs). Le Parti socialiste réagit aux résultats des élections sénatoriales : « Le PS réaffirme son rôle de porte-voix des élus locaux, des maires et des collectivités » A l’issue des élections sénatoriales, les socialistes devraient pouvoir maintenir l’effectif de leur groupe à plus de 60 sénateurs. « Le Parti socialiste confirme la solidité de son implantation locale et la confiance placée en lui », se réjouit le PS dans un communiqué. « Cette stabilité et ces conquêtes confirment la place centrale du Parti socialiste comme première force politique de gauche au Sénat. Solidement ancré dans les territoires, le PS réaffirme son rôle de porte-voix des élus locaux, des maires et des collectivités », poursuit le texte. « Cette soirée est pourtant ternie par l’annonce de la constitution d’un groupe Rassemblement national (…). Ce score de l’extrême droite est le résultat de la porosité et de la fusion des droites par le bas, avec des accords LR-RN qui ne disent pas leur nom dans certains départements », dénonce le parti. Bonsoir, Merci pour ces résultats en direct. Quand un député actuel est élu au Sénat, comme E. Diaz en Gironde, que se passe-t-il pour le siège de député laissé vacant ? Merci beaucoup pour votre réponse. Bonsoir Castet, Merci pour votre message. Le suppléant du député prend le siège laissé vacant. A moins que le suppléant ne souhaite pas siéger, ce qui peut arriver s’il est maire, par exemple. Dans ce cas, une élection législative partielle est organisée.

Le groupe macroniste (RDPI) confirme son reflux mais résiste

C’était l’une des questions-clés de ce cru 2026 des sénatoriales. Que resterait-il du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) au Sénat, créé en 2017 sous l’influence de François Patriat pour soutenir l’action du président de la République ? Promis à des pertes certaines lors du scrutin de dimanche, le groupe macroniste, dont l’avenir dépend beaucoup des élus ultramarins, confirme son reflux mais résiste. Il devrait passer de 19 à 14 ou 15 membres à l’issue de la soirée électorale – même si les résultats sont encore attendus pour le sortant Teva Rohfritsch (Ia Ora te Nuna’a/Renaissance) en Polynésie française. Sur les 11 sièges qui étaient remis en jeu dimanche, le groupe affilié au parti présidentiel perd, comme attendu, en Côte-d’Or le siège de François Patriat – qui avait annoncé qu’il ne se représenterait pas et qui est mort en août –, un siège à Wallis-et-Futuna (celui de Mikaele Kulimoetoke, qui a perdu face à un autre élu divers centre, Lafaele Tukumuli), ainsi qu’un siège en Guyane (celui de Marie-Laure Phinéra-Horth, qui ne se représentait pas). Les macronistes perdent aussi un siège dans l’Eure, celui de l’ex-suppléante de Sébastien Lecornu, Nicole Duranton, qui ne se représentait pas, à la faveur du groupe Les Indépendants, où siégera le candidat tête de liste Frédéric Duché (Horizons). Parmi les candidats confirmés, l’ex-ministre macroniste Jean-Baptiste Lemoyne a été réélu dès le premier tour dans l’Yonne. Le nom de ce dernier est cité pour prétendre à la présidence du groupe, face au sénateur des Hauts-de-Seine Xavier Iacovelli, proche de Gabriel Attal, qui a déjà déclaré sa candidature. L’élection doit avoir lieu en réunion de groupe mercredi 30 septembre à 16 heures.

🗓️ Le calendrier des prochains jours au Sénat

Les résultats des votes sont (presque) tous connus, mais tout n’est pas encore joué au Sénat, où les discussions pour la constitution des groupes commencent. Un élu peut en effet rejoindre celui de son choix et il n’y a pas de directive des partis sur l’affiliation à un groupe parlementaire. Dans les prochaines échéances à suivre :

  • Jeudi 1er octobre marquera l’ouverture de la session ordinaire 2026-2027 par le bureau d’âge du Sénat, une instance provisoire qui préside la première séance suivant le renouvellement de la Chambre. Les sénateurs éliront aussi à cette occasion le président du Sénat. Gérard Larcher est candidat à sa réélection au plateau. Il n’y a pas d’autre candidat connu pour le moment.
  • Lundi 5 octobre, les sénateurs doivent remettre à la présidence la liste des membres des groupes constitués, ainsi que leurs déclarations politiques (avant 16 heures). Les sénateurs ne figurant sur aucune liste se réuniront pour élire un délégué.
  • Mardi 6 octobre seront désignés les vice-présidents, questeurs et secrétaires du Sénat, et le bureau définitif sera constitué. Les présidents de groupe s’accorderont sur le nombre de sièges dont chacun disposera dans les commissions.
  • Mercredi 7 octobre : constitution des bureaux des sept commissions permanentes du Sénat (parmi lesquelles la commission des finances, la commission des lois et la commission des affaires économiques). Se tiendra aussi la conférence des présidents du Sénat, l’organe chargé d’organiser le travail parlementaire et de fixer le calendrier de l’examen des textes.
  • Mardi 13 octobre : la conférence des présidents annonce ses conclusions et les travaux reprennent en séance plénière.

Les socialistes devraient maintenir l’effectif de leur groupe au-dessus de 60 sénateurs A cette heure, selon le décompte du Monde, le Parti socialiste devrait pouvoir maintenir l’effectif de son groupe à plus de 60 sénateurs ; un nombre qui leur permettrait de conserver une capacité autonome de saisine du Conseil constitutionnel. Ils restent la première force de gauche au Sénat. Mais il existe un autre enjeu pour les socialistes : ne pas céder leur place de deuxième groupe le plus nombreux à l’Union centriste. Reste à voir dans les prochains jours combien des sénateurs nouvellement élus rejoindront les différents groupes pour déterminer précisément les rapports de force politique. Les listes définitives doivent être déposées le 5 octobre. A-t-on des résultats pour Saint-Martin ? Saint-Barthélémy ? La Guyane ? La Polynésie française ? Merci par avance ! Bonsoir ! Dans les territoires situés dans l’océan Atlantique – la Guyane, Saint-Martin –, les bureaux de vote fermaient entre 16 heures et 17 heures (heure de Paris) pour le premier tour, et fermeront entre 22 h 30 et 23 h 30 pour le second. Les résultats devraient être connus peu après. A Saint-Barthélémy, Micheline Jacques (Les Républicains) a été réélue dès le premier tour. En Polynésie française, les résultats arriveront encore plus tard, dans la nuit de dimanche à lundi, le territoire affichant douze heures de décalage avec l’Hexagone.

Sébastien Lecornu félicite les nouveaux sénateurs et sénatrices

Sur X, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a félicité les sénateurs et sénatrices nouvellement élus. « Au Sénat, ils représenteront nos territoires et les collectivités qui font vivre la République au quotidien. Le gouvernement travaillera avec chacun, dans le respect du débat parlementaire et de nos institutions », a-t-il écrit. Gabriel Amard (LFI) estime que sa victoire est « une onde annonciatrice de la victoire de Jean-Luc Mélenchon » L’« insoumis » Gabriel Amard, élu dans le Rhône avec 10,1 % des voix, a réagi dimanche à ce premier siège au Sénat remporté par La France insoumise. « Ce soir, le peuple du Rhône, par son vote, a fait traverser sur tout le pays une onde annonciatrice de la victoire de Jean-Luc Mélenchon », a-t-il déclaré. « C’est un signal qui est envoyé, qu’une rupture avec l’ordre établi est demandée et attendue, et même les grands électeurs s’expriment en ce sens. C’est un bon signe », a ajouté M. Amard, saluant « une dynamique [du] côté [des “insoumis”] ». Interrogé sur la formation politique qu’il souhaitera rejoindre au Sénat, il n’a pas répondu, et a simplement affirmé, citant Jean-Luc Mélenchon : « Quand on en a un dans une Assemblée, c’est le début de la fin pour les autres. » Dans quel groupe siégera Gabriel Amard, qui vient d’être élu dans le Rhône ? Tout juste élu sénateur, le représentant de La France insoumise (LFI) devra faire un choix dans les prochains jours pour décider de sa place dans la Haute Assemblée. S’il pourrait aussi décider de rester en dehors de toute formation au Sénat, l’ex-député aurait tout intérêt à profiter de la puissance parlementaire d’un groupe déjà constitué. Tous les regards se tournent donc vers le groupe des Ecologistes, qui semble le plus à même de l’accueillir. Des discussions dans ce sens avaient lieu depuis plusieurs mois et son président, Guillaume Gontard, laissait la porte grande ouverte. D’autant que les Verts accueilleront aussi dans leurs rangs Marc Péré, nouveau sénateur de Haute-Garonne, élu sur une liste d’union entre Les Ecologistes et LFI. « Hors de question », répond cependant le sénateur écologiste Yannick Jadot. « Pas de LFI dans le groupe, sinon il n’y a plus de groupe », dénonce celui qui soutient Raphaël Glucksmann à la présidentielle, le candidat de Place publique ayant fait de l’alliance avec LFI une ligne rouge à ne pas franchir. Dimanche soir, sur le plateau de Public Sénat, Guillaume Gontard a été beaucoup moins affirmatif. La décision devrait être prise par le groupe lors de sa réunion mardi, si Gabriel Amard fait bien la demande officielle de le rejoindre d’ici là. Les échanges très houleux entre cadres des Verts et « insoumis » après l’élection parmi les Français de l’étranger de Mélanie Vogel, pressentie pour être la prochaine présidente du groupe Ecologiste au Sénat, pourraient aussi rebattre les cartes d’une telle union. bonsoir. je cherche le étail pour le VAR. merci d'avance bonsoir, la Charente s'il vous plait ? Bonjour Quels sont les résultats dans le Rhône ? Résultats haute garonne svp? Bonsoir, Vous êtes nombreux et nombreuses à nous demander le détail pour chacun des départements. Nous avons égrené au maximum tous les résultats dans ce live, néanmoins, pour vous faciliter les recherches, nos journalistes vous ont concocté cet outil qui vous permet de rechercher les résultats des élections sénatoriales par département. Gérard Larcher : « Aujourd’hui, la démocratie des territoires s’est exprimée. Elle est le reflet des élections municipales » Gérard Larcher, le président du Sénat – qui se représente au plateau –, s’est exprimé à la suite des premiers résultats des élections sénatoriales, dans une allocution télévisée. « Aujourd’hui, la démocratie des territoires s’est exprimée. Elle est le reflet des élections municipales. La majorité sénatoriale demeure largement la première force politique du Sénat. Dans un contexte national et international marqué par des crises multiples, les élus locaux ont confirmé leur confiance dans les candidats de la droite et du centre, ce qui montre à quel point l’implantation territoriale est essentielle », assure Gérard Larcher (Les Républicains). « Je souhaite que le Sénat reste cette Assemblée du débat apaisé, de la raison et de la réflexion. Une Assemblée de la responsabilité indépendante, une Assemblée où se fait la loi et où l’action du gouvernement est contrôlée », poursuit-il, alors qu’il y aura, pour la première fois de l’histoire de la Ve République, un groupe Union des droites pour la République - Rassemblement national qui siégera au Sénat. « Je prends acte » de ces résultats, assure-t-il en demandant ainsi aux nouveaux sénateurs de lui « faire confiance ». résultats charente maritime Bonsoir, mike17, Les voici : Le député Loïc Kervran (Horizons) élu sénateur du Cher : vers une possible élection législative partielle Parmi les gains de la soirée pour le groupe Les Indépendants, où siégent la plupart des sénateurs philippistes, figure le député de la 3e circonscription du Cher Loïc Kervran (Horizons). Il a été élu sénateur du département au second tour, avec 42,76 % des voix. Son siège de député revient à son suppléant, Emmanuel Riotte, maire de Saint-Amand-Montrond et vice-président du département. Réélu en mars à la tête de sa commune, l’élu divers droite devra faire un choix entre ses deux mandats, provoquant quoi qu’il arrive une élection (municipale ou une législative partielle).