EN DIRECT, primaire à gauche : Raphaël Glucksmann, élu dès le premier tour, promet de « rassembler » la gauche pour « battre l’extrême droite », et réaffirme son refus de s’allier avec LFI

EN DIRECT, primaire à gauche : Raphaël Glucksmann, élu dès le premier tour, promet de « rassembler » la gauche pour « battre l’extrême droite », et réaffirme son refus de s’allier avec LFI L’eurodéputé a été largement désigné candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle, dimanche soir, avec 66 % des voix. Il devance de très loin le premier secrétaire du PS, Olivier Faure (14 %). Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel obtiennent tous moins de 10 % des voix. Posez votre question à la rédaction :
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Raphaël Glucksmann enfariné à la sortie de sa soirée de victoire à la primaire
Raphaël Glucksmann a été enfariné, dimanche au soir, alors qu’il quittait la Cantine de Belleville, dans le nord-est de Paris, où il avait réuni ses soutiens pour célébrer sa victoire à la primaire. L’eurodéputé a été visé au moment où il montait dans un taxi. Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier… Qui sont les onze candidats déclarés à gauche ?
- Nathalie Arthaud, Lutte ouvrière. La porte parole du parti entend participer à sa quatrième élection présidentielle, après avoir récolté moins de 1 % des voix en 2012, 2017 et 2022.
- Delphine Batho, Génération Ecologie. L’ancienne ministre de l’écologie de François Hollande (2012-2013) est passée du Parti socialiste à Génération Ecologie en 2018.
- Karim Bouamrane, issu du Parti socialiste. Après la dissolution de 2024, son nom avait circulé pour devenir premier ministre. Il est un opposant interne d’Olivier Faure, le patron du PS.
- Bernard Cazeneuve, La Convention. L’ex-premier ministre de François Hollande a quitté le Parti socialiste en 2022, désapprouvant l’alliance avec La France insoumise aux élections législatives.
- Raphaël Glucksmann, désiglé par la primaire de la gauche sociale-démocrate. Cet ex-journaliste a cofondé en 2018 Place publique, un mouvement visant à unifier la gauche non mélenchoniste. Il a mené la liste du PS aux européennes de 2019 et de 2024.
- Anasse Kazib, Révolution permanente. Le militant trotskiste Anasse Kazib avait tenté d’être candidat en 2022, sans obtenir assez de parrainages pour pouvoir concourir.
- Selma Labib, Nouveau parti anticapitaliste-Révolutionnaires. Selma Labib est militante à la CGT et au NPA-R, une formation « communiste révolutionnaire » issue d’une scission du NPA en 2022. Elle a porté les couleurs de ce parti aux européennes de 2024 (0,15 % des voix).
- Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise. Le patron de La France insoumise a annoncé concourir à la présidentielle le 3 mai sur TF1, pour la quatrième fois après 2012 (11,10 % au premier tour), 2017 (19,58 %) et 2022 (21,95 %). Les « insoumis » ont refusé de participer à une primaire.
- Fabien Roussel, Parti communiste français. Après un vote favorable des militants du PCF à 72 %, le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a confirmé, dimanche 6 septembre, sa candidature à l’Elysée au JT de TF1. En 2022, le communiste n’avait récolté que 2,28 % des suffrages (environ 802 000 voix), confirmant le lent déclin national de son parti.
- François Ruffin, Debout ! Ancienne figure de La France insoumise, François Ruffin a rompu avec le mouvement mélenchoniste lors des élections législatives de 2024. Partisan d’une primaire unitaire à gauche, il ne concourt pas à celle du PS, dont il affirme avoir été exclu par Raphaël Glucksmann.
- Marine Tondelier, Les Ecologistes. La patronne des Ecologistes a été désignée candidate du parti en vue d’une primaire unitaire de la gauche, mais elle pourrait porter une candidature autonome si ce scrutin n’a pas lieu. Elle fait face à des contestations au sein de son parti, certains lui reprochant d’être plus proche du Parti socialiste que de La France insoumise.
Ce qu’il faut savoir après la large victoire de Raphaël Glucksmann dès le premier tour de la primaire sociale-démocrate
- Avec plus de 66 % des voix (79 613 voix), le leader de Place publique Raphaël Glucksmann s’est imposé dès le premier tour comme le vainqueur de la gauche sociale-démocrate. Il va devoir rassembler une famille politique divisée sur la question des alliances avec LFI, qu’il refuse.
- « La démocratie a parlé et le résultat est sans appel (…) je suis le candidat de la gauche démocratique » qui « pourra battre l’extrême droite », a affirmé le désormais candidat à l’élection présidentielle désigné par la primaire. Il s’est également placé comme le candidat « de la rupture avec le macronisme » et « de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française ».
- Le patron du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, encaisse, lui, une sévère défaite, avec 14 % des voix (17 398 voix). C’est la première fois de son histoire que le PS n’aura pas un candidat issu de ses rangs pour le représenter dans une élection présidentielle. M. Faure qui avait considéré qu’une victoire de M. Glucksmann signifierait l’effacement du PS à la présidentielle, va désormais devoir le soutenir, comme s’y sont engagés tous les candidats.
- Raphaël Glucksmann tend la main à François Hollande, pas déclaré candidat et qui a annoncé attendre le mois de décembre pour décider de sa candidature. Selon plusieurs médias, dont Le Monde, l’ancien président de la République a félicité par message l’eurodéputé Place publique. « Je lui dis qu’il est le bienvenu dans cette dynamique. Il a un titre qui s’appelle “Unir” [Raphaël Glucksmann cite alors le titre du dernier livre de François Hollande]. On va partir au combat uni. »,
- L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, qui n’avait pas caché son rejet de Raphaël Glucksmann pendant la campagne, n’a obtenu que 7,62 % des voix. Elle s’est dite « déçue » du résultat, sans rien regretter. Les députés Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste) ont recueilli chacun un peu moins de 6 % des voix. Ils faisaient figure d’outsiders.
- Au total quelque 120 787 votants se sont exprimés sur les 134 456 inscrits en capacité de voter. Le scrutin, uniquement électronique, a été perturbé par une cyberattaque, lancée vendredi matin à l’ouverture du scrutin, qui a ralenti les connexions sur la plateforme dédiée et obligé les organisateurs à prolonger le vote jusqu’à dimanche soir.
Le candidat de la primaire sociale-démocrate à l’élection présidentielle tend la main à François Hollande Selon plusieurs médias, dont Le Monde, François Hollande a félicité par message Raphaël Glucksmann pour sa large victoire. « Je lui dis qu’il est le bienvenu dans cette dynamique. Il a un titre qui s’appelle “Unir” [Raphaël Glucksmann cite alors le titre du dernier livre de François Hollande]. On va partir au combat uni. On voit que l’élection de 2027 va décider du destin de l’ensemble du continent européen. Il y a une guerre qui menace le sol européen. Il y a partout une faiblesse des démocraties face aux tentations autoritaires. Nous avons une responsabilité qui nous dépasse et nous transcende », a adressé l’eurodéputé à l’ancien président de la République, sur France 2. François Hollande ne s’est pas déclaré candidat et a annoncé attendre le mois de décembre pour décider de sa candidature. Il a également assuré qu’il serait candidat jusqu’à la fin, y compris en cas de sondages défavorables.
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Pour Raphaël Glucksmann, sa victoire est celle de « tous ceux qui croient que la gauche doit rompre avec cette hégémonie de Jean-Luc Mélenchon » Se disant « heureux » de sa large victoire (plus de 66 % des voix exprimées), l’eurodéputé Place publique dit que sa victoire est celle de « tous ceux qui croient qu’il faut une gauche démocratique, que la gauche doit rompre avec cette hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur elle », a-t-il déclaré journal télévisé de « 20 heures » de France 2. Interrogé sur l’âpreté des débats de la primaire, le candidat à l’élection présidentielle est sûr de pouvoir rassembler. « Le combat qu’on a mené est trop existentiel pour s’adonner à des petites phrases et à des rancœurs. Il y a aura des rassemblements et il sera plus large. » Puis Laurent Delahousse l’a questionné sur la légitimité du premier secrétaire du Parti socialiste, Oliver Faure, largement battu (14,46 % des voix) et arrivé deuxième de la primaire. « Je vais faire avec le Parti socialiste », a-t-il évacué. Quant à l’éventualité d’alliances avec La France insoumise dans le d’élections législatives anticipées après l’élection présidentielle, Raphaël Glucksmann assure que « la question est réglée : il n’y aura pas d’accord avec La France insoumise », avant d’attaquer Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Edouard Philippe et Marine Le Pen, tous candidats à l’Elysée. Raphaël Glucksmann est invité du « 20 heures » de France 2 allez-vous transcrire le discours de RG au 20h de France2 ? merci Bonsoir Awala, Raphaël Glucksmann est effectivement invité du journal télévisé de « 20 heures » de France 2. Nous suivrons en direct sa prise de parole. Combat pour la défense des Ouïghours, accusation de parisianisme et de déconnexion, refus d’accord avec LFI… Qui est Raphaël Glucksmann ?
- C’est depuis le Parlement européen que l’homme de 46 ans, fils du philosophe André Glucksmann, a construit son ambition présidentielle. Il revendique une longue histoire avec le Parti socialiste (PS), dont il a été la tête de liste aux européennes de 2019 et de 2024, propulsé par le patron du parti, Olivier Faure, devenu son rival dans la primaire.
- A Bruxelles, il se fait connaître pour son combat pour la défense des Ouïgours, minorité musulmane persécutée en Chine, et pour sa fermeté vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine
- Il a semblé mal à l’aise dans les campagnes électorales, prêtant le flanc aux critiques sur une prétendue déconnexion du terrain. Des doutes ravivés à la fin 2025 par une mauvaise prestation lors d’une des premières émissions sur la présidentielle. L’eurodéputé avait été à la peine dans un échange avec un panel de Français et lors d’un débat face à Eric Zemmour.
- Pendant les débats de la primaire, où il a été souvent pris à partie par ses opposants qui l’ont traité de « stagiaire », ou l’ont accusé de vouloir se tourner vers le centre, ou de faire un « hold-up » du PS.
- A l’accusation d’être « trop parisien » ou « hors sol », l’essayiste rappelle son expérience comme documentariste sur le génocide des Tutsis au Rwanda, puis sur la « révolution orange », en Ukraine, en 2004, ou comme conseiller de l’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili de 2008 à 2012. Pour sa campagne présidentielle, il promet d’aller « partout, y compris dans les endroits où on nous engueule »
- M. Glucksmann promet qu’il n’y aura plus d’accord avec La France insoumise (LFI), principal point de friction avec Olivier Faure. Car l’eurodéputé ne cache pas son aversion pour Jean-Luc Mélenchon, l’accusant de jouer avec les codes de l’antisémitisme. Après la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, Raphaël Glucksmann avait consenti, à contrecœur, à l’alliance du Nouveau Front populaire pour les législatives, celle qui rassemblait toutes les forces de gauche, LFI comprise.
Ce qu’il faut savoir de la primaire sociale-démocrate largement remportée par Raphaël Glucksmann dès le premier tour
- Avec plus de 66 % des voix (79 613 voix), le leader de Place publique Raphaël Glucksmann s’est imposé dès le premier tour comme le vainqueur de la gauche sociale-démocrate. Il va devoir rassembler une famille politique divisée sur la question des alliances avec LFI, qu’il refuse.
- « La démocratie a parlé et le résultat est sans appel (…) je suis le candidat de la gauche démocratique » qui « pourra battre l’extrême droite », a affirmé le désormais candidat à l’élection présidentielle désigné par la primaire, dans son allocution devant la presse. Il s’est désigné également comme le candidat « de la rupture avec le macronisme » et « de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française ».
- Le patron du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, encaisse, lui, une sévère défaite, avec 14 % des voix (17 398 voix), alors qui faisait figure de challenger dans cette élection. C’est la première fois de son histoire que le PS n’aura pas un candidat issu de ses rangs pour le représenter dans une élection présidentielle. M. Faure qui avait considéré qu’une victoire de M. Glucksmann signifierait l’effacement du PS à la présidentielle, va désormais devoir le soutenir, comme s’y sont engagés tous les candidats.
- L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, qui n’avait pas caché son rejet de Raphaël Glucksmann pendant la campagne, n’a obtenu que 7,62 % des voix. Elle s’est dite « déçue » du résultat, sans rien regretter. Les députés Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste) ont recueilli chacun un peu moins de 6 % des voix. Ils faisaient figure d’outsiders.
- Au total quelque 120 787 votants se sont exprimés sur les 134 456 inscrits en capacité de voter. Le scrutin, uniquement électronique, a été perturbé par une cyberattaque, lancée vendredi matin à l’ouverture du scrutin, qui a ralenti les connexions sur la plateforme dédiée et obligé les organisateurs à prolonger le vote jusqu’à dimanche soir.
Paul Vannier (LFI) raille l’absence d’un candidat issu des rangs socialistes à l’élection présidentielle, après la victoire de Raphaël Glucksmann « Sortie de route. Fin de parcours. Le PS ne s’est pas remis des 1,75 % d’Hidalgo. Il sort ce soir de la scène politique nationale en ne présentant pas de candidature issue de ses rangs à la présidentielle », écrit le député du Val-d’Oise (La France insoumise) LFI, Paul Vannier, sur X. Selon l’élu, cette situation s’explique par la non-censure socialiste du gouvernement lors des différentes discussions budgétaires à la fin de 2025. Pour M. Vannier, Raphaël Glucksmann « est prétendant au leadership au sein du bloc macroniste ». Boris Vallaud, chef des députés socialistes et soutien de Raphaël Glucksmann, dément toute tentative de rassemblement avec les macronistes Interrogé par BFM-TV sur la possibilité que l’eurodéputé, désormais candidat à l’élection présidentielle désigné par la primaire, cherche plutôt du soutien à sa droite qu’à gauche sur l’échiquier politique, Boris Vallaud, chef des députés socialistes et soutien de M. Glucksmann a tenté de balayer cette accusation : « C’est un élément de langage de campagne et il est parfaitement faux », défendant qu’une alliance avec les macronistes est exclue. Pour Marine Tondelier, Raphaël Glucksmann est « le choix du repli » qui « refuse toute perspective d’alliance large de toute la gauche et des écologistes » Sur X, la candidate écologiste à l’élection présidentielle et dont le parti est tiraillé entre une candidature autonome, une alliance avec Jean-Luc Mélenchon ou une alliance avec Raphaël Glucksmann, dit « pren[dre] acte que le choix largement majoritaire des votantes et des votants s’est porté sur le candidat qui avait refusé une primaire populaire et ouverte. Nous constatons aussi que c’est celui qui fait le choix du repli en refusant toute perspective d’alliance large de toute la gauche et des écologistes », a-t-elle attaqué. Quelques minutes auparavant, l’eurodéputé se présentait comme « le candidat de la gauche démocratique » qui tend la main aux « militants écologistes » mais entend combattre, entre autres, « l’hégémonie de Mélenchon sur la gauche française ». Olivier Faure, largement battu, s’exprime : « Nous avons un candidat, à nous de forger ensemble cet esprit de victoire » Le premier secrétaire du Parti socialiste, Oliver Faure, arrivé deuxième avec 14,46 % des votes exprimés (17 398 voix), s’est d’abord félicité de la participation à la primaire sociale-démocrate. « J’y vois le signe d’un intérêt renouvelé pour le socialisme démocratique et écologique. » Puis de s’adresser à Raphaël Glucksmann, désormais candidat à l’élection présidentielle largement désigné par la primaire sociale-démocrate : « Cher Raphaël Glucksmann, tu as su convaincre une majorité des votants et je respecte trop le processus démocratique de la primaire que j’ai voulu pour ne pas le respecter avec sagesse. Tu es désormais le candidat élu des trois partis associés à cette primaire. (…) Nous avons un candidat, à nous de forger ensemble cet esprit de victoire. »
Jérôme Guedj adresse son soutien à Raphaël Glucksmann
L’eurodéputé Place publique a reçu le soutien appuyé de Jérôme Guedj, qui a reçu 5,83 % des suffrages. « La primaire, désormais, elle est derrière nous. Le vote est clair. Et donc, il faut qu’on aille le plus vite possible en campagne pour la réussite de la gauche », a-t-il déclaré. « On est partis sur de bons rails », a estimé Emmanuel Maurel, arrivé quatrième. Raphaël Glucksmann prend la parole pour son premier discours comme candidat à la présidentielle Après avoir remercié les quelque 134 000 votants, l’eurodéputé promet d’être le « candidat de la justice sociale et fiscale, de la révolution écologique et de la démocratie », revendiquant une « rupture avec le macronisme » et attaquant « l’hégémonie de Mélenchon sur la gauche française » et l’extrême droite. Il se présente comme « le candidat de la gauche démocratique » qui « pourra battre notre ennemi de toujours, l’extrême droite ». « Ma première responsabilité est de rassembler toute la famille socialiste, toute la famille de la gauche démocratique », identifiant son « véritable adversaire comme n’[étant] pas dans cet espace, [car] c’est l’extrême droite » après les querelles et les attaques, notamment avec Ségolène Royal, durant la primaire. « Nous allons nous unir pour partir au combat et empêcher les trumpistes, les poutinistes, les xénophobes et les démagogues de s’emparer de la République. » Il a aussi tenu à tendre la main aux « militants écologistes », dont le parti était absent de la primaire, et aux « partisans de la justice sociale et fiscale ». Ségolène Royal, arrivée troisième de la primaire, assure qu’elle apportera son soutien à l’eurodéputé Devant la presse, l’ancienne ministre socialiste dit être « très déçue » de son résultat (moins de 10 % des voix), mais « croit avoir fait entendre une voix de femme, une conception différente du mode d’exercice du pouvoir ». Interrogée sur son soutien futur, elle répond que, conformément à la charte signée par les cinq candidats, elle est « pour celui qui a gagné ce soir », sans prononcer le nom de Raphaël Glucksmann, et lui souhaite « toute la force pour faire ce rassemblement à gauche qui sera difficile ». Raphaël Glucksmann : « Cette première place ne me donne aucun droit. Rien n’est gagné. Elle m’oblige à écouter, convaincre et rassembler davantage » Sur X, l’eurodéputé Place publique arrivé largement en tête du premier tour de la primaire sociale-démocrate, écrit « ce soir nous avons gagné ensemble cette primaire (…). Ce résultat dit quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner. Elle peut parler de justice, d’écologie et de République sans renoncer à rien. » Avant de se vouloir rassembleur, après une primaire marquée par des attaques, notamment personnelles entre M. Glucksmann et Mme Royal : « Nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l’élection présidentielle : tourner la page du macronisme, empêcher l’extrême droite, et changer la vie. Cette première place ne me donne aucun droit. Rien n’est gagné. Elle m’oblige à écouter, convaincre et rassembler davantage. » Raphaël Glucksmann désigné candidat de la primaire avec 66,13 % des voix, dès le premier tour
- L’eurodéputé Place publique a obtenu 79 613 voix (66,17 %). Il est ainsi déclaré candidat de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour.
- Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a obtenu 14,46 % des suffrages (17 398 voix).
- Avec 9 165 voix, Ségolène Royal arrive troisième (7,62 %), Emmanuel Maurel obtient 5,92 % des suffrages (7 119 votes en sa faveur) et Jérôme Guedj enregistre 5,83 % (7 012 votes).
D’après Patrick Mennucci, président de la commission d’organisation de la primaire, 120 587 personnes ont voté, dont 120 307 suffrages exprimés, sur les quelque 140 000 inscrits.
Emmanuel Maurel vient d’arriver au Solaris
« Beaucoup d’esprits chagrins s’étaient moqués en disant qu’on ne ferait pas les 100 votants. On a dépassé largement. Les gens s’intéressent à ce qu’on dit et ce qu’on propose. IIs cherchent une alternative », a déclaré le candidat à la primaire sociale-démocrate à la presse. Peu avant, François Kalfon, eurodéputé et soutien de Raphaël Glucksmann, avait salué un « grand succès de participation ». Jérôme Guedj est le seul candidat arrivé au Solaris, quartier général de la primaire Le premier candidat, Jérôme Guedj, vient d’arriver au Solaris. Il est accompagné de sa femme, Emilie Frèche. Jusque-là, seules les équipes des différents candidats étaient là. Laurence Rossignol, Alexandre Ouizille et Aurore Lalucq pour Raphaël Glucskmann. Arthur Delaporte, Pierre Jouvet, Johanna Rolland, Luc Broussy, pour Olivier Faure. Béatrice Bellay, pour Ségolène Royal, et Arnaud Champremier, ancien communicant des Verts, pour Emmanuel Maurel.