EN DIRECT, manifestations du 17 octobre : Laurent Nuñez, venu lundi soir à Marseille, promet au maire davantage de forces de l’ordre pour encadrer la prochaine manifestation prévue samedi

Ce live a également été animé par Charlotte Herzog, Elie Guidi, Ariane Ferrand, Dorian Jullien, Oscar Korbosli, Anna Villechenon, Julien Delfort, Pierre Bouvier et Jérémie Lamothe, ainsi que par Glenn Cloarec, Gabriel Coutagne et Allison Ferrera (service Photo). EN DIRECT, manifestations du 17 octobre : Laurent Nuñez, venu lundi soir à Marseille, promet au maire davantage de forces de l’ordre pour encadrer la prochaine manifestation prévue samedi Benoît Payan, qui avait réclamé la venue à Marseille du ministre de l’intérieur, a salué, lundi soir, une discussion « franche » et « salutaire ». L’édile avait vivement critiqué, depuis samedi, un sous-effectif des forces de l’ordre mobilisées dans sa ville, demandant « des comptes » à l’Etat sur les violences et les pillages. Posez votre question à la rédaction :
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La connexion au live est interrompue. Nous réessayons automatiquement. Le premier ministre entame cette semaine une série de concertations avec les corps intermédiaires, conformément à la demande du chef de l’Etat. Sans garantie de succès. Laurent Nuñez, sous le feu des critiques, est néanmoins conforté au ministère de l’intérieur. Après les violences et les pillages considérables intervenus dans plusieurs villes, l’exécutif a finalement reconnu, lundi, que le dispositif policier prévu pour les manifestations de samedi n’était pas correctement dimensionné.
📸 Le couvre-feu à Lyon
Avant le couvre-feu à Lyon, instauré sur une partie de la presqu’île de 21 heures à 6 heures, un rassemblement de soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre a eu lieu dans la soirée, devant l’office de tourisme, incendié lors des violences du 17 octobre. Des militants d’extrême droite ont rejoint le rassemblement, défilant dans le centre-ville. D’après Le Progrès, citant la préfecture, « ils ont quitté le périmètre d’application du couvre-feu ». Le groupe s’est dispersé à son arrivée sur la place Carnot, sur lequel se trouvait un car de CRS, précise Le Progrès. « À notre connaissance, il n’y a pas eu de trouble à l’ordre public », a déclaré la préfecture.
Cinquante personnes interpellées en Guadeloupe et en Martinique
La nuit de dimanche à lundi a été marquée en Guadeloupe par « plusieurs tentatives de barrages et jets de projectiles », selon un communiqué de la préfecture. Au total, 44 personnes y ont été interpellées, dont « plus de la moitié de personnes mineures ». Des pillages ont été constatés par la police aux Abymes, commune limitrophe de Pointe-à-Pitre, a précisé la représentation de l’Etat. Le centre-ville de Pointe-à-Pitre n’a connu « aucun trouble grave » et la circulation est redevenue « normale » dès 6 h 30, ont ajouté les autorités. Le préfet Thierry Devimeux avait instauré pour la nuit de dimanche à lundi un couvre-feu aux mineurs à Pointe-à-Pitre et aux Abymes. Cette mesure faisait suite à des violences urbaines dans la nuit de samedi à dimanche au cours desquelles trois policiers ont été blessés par balles, selon la préfecture. En Martinique, des barrages ont été installés, dimanche soir, sur la route nationale 5, un axe du sud de l’île, en amont d’une mobilisation, lundi, à l’appel du Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC), a constaté l’Agence France-Presse. A la suite de l’intervention des gendarmes, des barrages ont été « retirés sur les axes principaux » vers 9 heures, a annoncé la préfecture de la Martinique. Au total, « plus d’une vingtaine de barrages » ont été recensés et « six individus ont été interpellés », a-t-elle déclaré. Deux commerces ont été « saccagés » au Robert et à Saint-Pierre, et cinq vols à main armée signalés, a ajouté le préfet. « Nos territoires ont besoin de solutions, pas de nouvelles destructions, pas de nouvelles agressions », a réagi, lundi soir, la ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, sur le réseau social X. Après avoir fait « un point » avec les préfets, elle a exprimé son « soutien le plus ferme » aux forces de l’ordre dont « plusieurs ont été blessés ». « Rien ne justifie qu’on s’attaque à ceux qui risquent leur intégrité physique pour protéger les autres », a-t-elle estimé. Tout en jugeant « légitimes » les « inquiétudes sur la vie chère », Mme Moutchou a prévenu qu’« on ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat et l’égalité des droits en pillant des magasins » et a appelé « à la responsabilité de chacun ». Le maire de Marseille, Benoît Payan, salue une discussion « franche » et « salutaire » avec Laurent Nuñez Venu lundi soir à Marseille, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a promis au maire, Benoît Payan, davantage de forces de l’ordre, samedi prochain, pour encadrer la prochaine manifestation. « On déploiera un dispositif policier très important et qui sera de toute façon plus nombreux que ce qu’il était samedi dernier », a déclaré le ministre devant la presse, après un entretien de plus de 45 minutes avec le maire de la deuxième ville de France qui avait réclamé avec force sa venue. Devant M. Payan qui s’était interrogé sur la nature des consignes données aux forces de l’ordre samedi à Marseille et déploré leur nombre selon lui insuffisant, réclamant « des comptes », M. Nuñez a assuré que leur « emploi se fera [à l’avenir] beaucoup en mobilité, en extrême réactivité, compte tenu du fait qu’on a des groupes de casseurs qui sont passés à l’action en de nombreux points ». Lors des violences et pillages dans la cité phocéenne, « il pouvait y avoir jusqu’à 10 ou 15 points en même temps avec des groupes de parfois 200 personnes, donc c’est évidemment extrêmement difficile à contenir », a souligné le ministre. La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) locale a dénombré lundi « 500 commerces impactés, dont 317 sinistrés et pillés » à Marseille. Les forces de l’ordre ont procédé à 101 interpellations, dont 74 majeurs et 27 mineurs, dans la ville à la suite des violences de samedi, a précisé, lundi, le parquet. La préfecture de police a estimé que jusqu’à 30 000 pilleurs, dont 8 000 « émeutiers », avaient agi samedi au plus fort des violences, chiffres qualifiés de « farfelus » par M. Payan. A ce sujet, Laurent Nuñez a dit souhaiter éviter « une querelle de chiffres ». « Le préfet a donné une estimation, il y avait de toute façon quelques milliers de casseurs, c’est énorme », a-t-il insisté. Assurant avoir reçu des « réponses claires » à ses interrogations, M. Payan a déclaré avoir « surtout parlé de ce qui allait se passer dans les jours, dans les semaines qui viennent, parce qu’on sait que la situation est une situation qui peut recommencer ». Il a pu évoquer avec le ministre le « type de dispositif » à mettre en place. « Il appartient désormais à celles et ceux qui sont en charge du maintien de l’ordre dans ce pays (…) de prendre toutes les dispositions et je crois que la discussion qu’on vient d’avoir a été franche, salutaire », a ajouté le maire.
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A Bordeaux, un couvre-feu pour les mineurs de 22 heures à 7 heures durant une semaine Un couvre-feu a été instauré à partir de mardi à Bordeaux pour les mineurs non accompagnés d’un représentant légal de 22 heures à 7 heures, jusqu’au lundi 26 octobre « dans les secteurs particulièrement touchés par les pillages du 17 octobre », a annoncé, ce lundi soir, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, dans un communiqué. Les affrontements ont été particulièrement violents samedi à Bordeaux, où la résidence officielle de la préfète de Gironde a été saccagée et des éléments d’élite du RAID déclenchés pour assister les forces de l’ordre. Bonjour, vous auriez des informations sur la (les?) personne morte pendant la manif ? Il semble que personne n’en parle… Bonsoir, Je vous remets ici la réponse à ce sujet de notre journaliste spécialiste de la sécurité, Arthur Carpentier, qui répondait ce midi aux questions des lecteurs dans un tchat : La Préfecture de police de Paris a annoncé dimanche matin qu’« une personne [était] décédée à la suite d’un arrêt cardio-respiratoire », samedi après-midi. De son côté, le parquet de Paris dit avoir été avisé dans la soirée du 17 octobre « du décès d’un homme rue du Château-d’Eau à Paris 10e, des suites d’un probable malaise », et avoir ouvert une enquête « en recherche des causes de la mort ». En parallèle, des images de manifestants violentés ont circulé sur les réseaux sociaux. Certaines montrent un homme équipé des accessoires et de signes habituellement utilisés par les street medics (des bénévoles assurant les premiers secours dans les manifestations). Après une altercation avec des policiers, il est frappé et jeté au sol, avant d’être porté par des forces de l’ordre, inconscient. D’autres images le montrent pris en charge par les pompiers, à l’arrière d’un de leurs véhicules, où il semble avoir retrouvé ses esprits. Nous cherchons actuellement à en savoir plus sur son état, ainsi que les circonstances du décès signalé rue du Château-d’Eau.
Le premier ministre se rendra à Limoges vendredi, annonce Matignon
Sébastien Lecornu se rendra vendredi à Limoges, où de violentes manifestations ont abouti à l’incendie de la mairie, a annoncé Matignon lundi. Le beffroi de l’hôtel de ville de Limoges s’est effondré samedi, après que des manifestants y ont mis le feu. La police « a manqué de moyens » et « reculé » face aux casseurs, « à Limoges comme dans d’autres villes », a fustigé son maire, Guillaume Guérin (LR), réclamant au gouvernement « un plan Marshall » et « une pluie de millions » pour reconstruire l’hôtel de ville, et jugeant que « l’Etat a failli ». Dans une lettre adressée dimanche à Guillaume Guérin, Sébastien Lecornu a quant à lui promis que la mairie serait reconstruite, avec l’aide de l’Etat, « car elle est le symbole d’une nation qui ne se laisse ni abattre ni intimider ».
Donald Trump met encore en cause l’immigration pour les violences en France
« Ce qui se passe en France, c’est lié à l’immigration, pas aux écoles ou quoi que ce soit d’autre. C’est l’immigration », a déclaré lundi le président américain à la presse avant un déplacement de campagne. Il a raconté qu’il avait dit à Emmanuel Macron : « Vous faites une grande erreur en France. Vous laissez rentrer tout le monde. (…) Bientôt Paris sera une ville musulmane. » « Si l’Europe ne ferme pas ses frontières et expulse les criminels, comme ceux qui manifestent, l’Europe est terminée, a encore insisté Donald Trump, [les Européens] n’auront aucune chance de survie ». La Préfecture de police de Paris a publié sur X la carte des secteurs concernés par les arrêtés interdisant les rassemblements et manifestations dans certains secteurs de la capitale, afin de prévenir les risques de violences et de pillages. Ces interdictions sont en vigueur depuis 20 heures lundi jusqu’à 6 heures du matin mardi.
A Lyon, l’ultradroite s’invite à un rassemblement de soutien aux commerçants
Selon Le Progrès, alors que le rassemblement en soutien aux commerçants touchés par les pillages touchait à sa fin, lundi soir à Lyon, une centaine de membres de l’ultradroite se sont greffés à la mobilisation, organisée devant l’antenne de l’office de tourisme incendiée. En dépit de l’interdiction de manifester, quelque 500 personnes, selon les organisateurs, s’étaient rassemblées. Le rassemblement se voulait apolitique, mais un drap tendu à une grille devant les bougies portait les inscriptions « Anticasseurs Lyon » et « Doucet démission », visant le maire, l’écologiste Grégory Doucet, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.
La question de l’interdiction de LFI « peut être posée », estime Gérard Larcher
« Nous avons pu dissoudre Génération identitaire [groupuscule d’ultradroite] et La Jeune Garde [mouvement d’ultragauche]. LFI est un parti politique qui concourt à l’expression de la nation, je l’entends, mais il tient une grande part de responsabilité dans le discours de haine. Je pense que la question peut être posée », a estimé lundi soir le président du Sénat dans une interview au Figaro. « Attention (…) à ceux qui ont alimenté un discours de haine. En voulant tout conflictualiser, ils créent une situation de tension extrême dans le pays. Attention à ceux qui cherchent l’insurrection », a-t-il encore dit, en rappelant les propos du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui avait jugé la violence parfois « légitime ». Gérard Larcher estime aussi que « la question de l’état d’urgence (…) mérite d’être posée », et qu’il « faut réfléchir au maintien de la journée du 5 novembre », journée de grèves et de manifestations à l’appel d’une intersyndicale CFDT-CGT-FO-UNSA-FSU. « J’attendais de sa part des mesures concrètes et immédiates, et non un commentaire », a par ailleurs déclaré Gérard Larcher au sujet de l’intervention, la veille, d’Emmanuel Macron. « Quant à son déplacement dans les pays du Golfe, je pense que le chef de l’Etat doit être présent lorsque les difficultés du pays sont au niveau que nous connaissons. »
Laurent Nuñez est arrivé à Marseille pour rencontrer le maire de la ville
Le ministre de l’intérieur est arrivé lundi soir à Marseille pour s’entretenir avec Benoît Payan, qui avait réclamé avec force sa venue à la suite des violences et des pillages survenus samedi. Le ministre avait reporté son déplacement – initialement prévu pour le début d’après-midi – en raison d’une réunion avec le premier ministre et d’autres membres du gouvernement. Le maire a vivement critiqué depuis samedi un sous-effectif des forces de l’ordre mobilisées dans sa ville, réclamant « des comptes » de l’Etat sur les violences et les pillages. « Je ne comprends pas comment en toute impunité des personnes ont pu pendant des heures massacrer ma ville (…) sous les yeux de personnes qui auraient dû intervenir, je veux savoir heure à heure quels ordres leur ont été donnés », avait attaqué M. Payan, en promettant par ailleurs de demander à l’Etat de « passer à la caisse » pour indemniser les commerces. « Nous continuerons à nous faire entendre » : les organisations étudiantes appellent à manifester à nouveau samedi Les principales organisations étudiantes ont appelé lundi soir à manifester à nouveau samedi 24 octobre pour réclamer une amélioration de leurs conditions d’études, des « gilets jaunes » ayant annoncé une nouvelle mobilisation ce jour-là. Le 17 octobre, « nous étions 800 000, le 24 on continue », a annoncé l’UNEF sur Instagram. Le chef de l’Etat s’est exprimé « sans apporter la moindre réponse à nos revendications », a dénoncé sur le même réseau social L’Union étudiante. « Pas un mot sur les bourses, le logement, la restauration, la santé étudiante ou l’accès aux études ». « Face à la colère, le gouvernement choisit la répression plutôt que des mesures concrètes », regrette l’organisation, qui appelle les lycéens et les étudiants à se « faire entendre » dans la rue samedi. De son côté, la FAGE souligne que les revendications des jeunes sont « pourtant simples » : « pouvoir étudier dignement et vivre sans subir la précarité ». « Nous continuerons à nous faire entendre. »
Les Etats-Unis conseillent aux Américains d’éviter les manifestations en France
La diplomatie américaine a conseillé à ses concitoyens d’éviter les zones de manifestations en France, dans une alerte de sécurité qui appelle aussi à « prendre des précautions » en cas de proximité de grands rassemblements. L’alerte, émise sur le site de l’ambassade américaine à Paris, signale la mise en place des couvre-feux dans plusieurs villes. Le point sur la situation, lundi 19 octobre, à 21 heures
- Les premiers couvre-feux ont été annoncés pour la nuit de lundi à mardi en réponse aux violences qui traversent de nombreuses villes de France depuis samedi. Cette mesure concerne certains quartiers de Paris, Lille, Nice ou Lyon.
- Les manifestations ont été interdites dans certains secteurs de Paris et de Lyon. Cette mesure reste en vigueur jusqu’à 6 heures mardi dans la capitale.
- Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a annoncé 2 513 gardes à vue et 67 incarcérations depuis ce week-end.
- Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a convié mercredi matin les syndicats à Matignon, un rendez-vous confirmé par la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC. La CGT a condamné « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et alerté sur « la gravité de la situation du pays ».
- La commission des lois du Sénat a annoncé le lancement d’une mission d’information sur les violences, afin de faire la lumière sur les « importants dysfonctionnements dans l’anticipation et la préparation du dispositif de maintien de l’ordre ».
- Le gouvernement va mettre en place un fonds exceptionnel pour aider les collectivités à reconstruire les équipements publics détruits, a annoncé la ministre chargée des collectivités territoriales, Françoise Gatel.
Réunis à la Bourse du travail, des lycéens de Paris et de banlieue réfléchissent à de nouvelles actions pendant les vacances Les abords de la Bourse du travail, à deux pas de la place de la République, à Paris, portaient, lundi, les stigmates des violences qui ont eu lieu le 17 octobre : le feu de circulation est calciné, le caviste n’a plus ni fenêtres ni porte et encore moins de marchandises, des graffitis ACAB (All Cops Are Bastards, « Tous les policiers sont des bâtards ») côtoient les mots « paix » et « travail » sur l’édifice du XIXe siècle. Au milieu des badauds venus prendre des photos des dégradations, une cinquantaine de lycéens pénètrent dans le bâtiment pour assister à l’assemblée générale de la « coordination lycéenne Paris × banlieue ». Depuis plusieurs semaines, la CGT leur réserve des créneaux pour qu’ils puissent se réunir. Une manière de soutenir leur mouvement. Les jeunes présents remarquent qu’ils sont moins nombreux que lors des précédentes réunions, vacances obligent, mais tous restent déterminés à poursuivre leur mobilisation. Elève au lycée Voltaire (11e arrondissement), Méliné partage, en ouverture de l’AG, le compte rendu de la deuxième coordination nationale lycéenne qui s’est tenue dimanche. Près de « 100 élèves de 28 villes » se sont réunis pour proposer de nouvelles journées d’action « les 22 et 24 octobre et les 3 et 5 novembre ». « On appelle vraiment à une semaine noire à la rentrée », fait savoir la lycéenne. Les débats portent ensuite sur de nouvelles revendications à porter – la « nationalisation des écoles privées » ou le droit de vote à 16 ans – et sur la mobilisation du 17 octobre. Les actions des casseurs heurtent peu les participants car « c’est la seule manière de se faire entendre », selon plusieurs jeunes présents, mais certains auraient aimé que les petits commerçants soient épargnés. Outre ces discussions, les jeunes présents réfléchissent aux modes d’actions à mettre en place pendant les vacances. Arthur, élève au lycée Charlemagne (4ᵉ arrondissement) propose de tracter devant les gares parisiennes pour « organiser la convergence avec les travailleurs », quand Ousmane (le prénom a été changé), originaire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) souhaite que des actions aient lieu en banlieue, « car les habitants sont moins au courant du mouvement ». Théo, lui, veut continuer les « blocus stratégiques » comme celui du Musée de Louvre ce lundi. Les lycéens ont prévu de se coordonner grâce à Whatsapp et se donnent rendez-vous jeudi pour une manifestation conjointe avec le collectif l’Interfac d’Ile-de-France. Hôtel de ville incendié à Limoges : le Parquet national antiterroriste « va savoir dans les prochaines heures s’il se saisit », dit Gérald Darmanin Le Parquet national antiterroriste (PNAT) « s’est placé en position d’observateur » et pourrait se saisir « dans les prochaines heures » de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, samedi, a annoncé le ministre de la justice, Gérald Darmanin, lors d’un entretien sur TF1. « S’il se saisit, cela veut dire que c’est un acte terroriste, c’est-à-dire que des personnes, notamment d’ultragauche, auraient organisé de façon évidente cette destruction de l’hôtel de ville », a poursuivi le garde des sceaux, alors qu’environ 5 000 personnes – dont 700 individus « radicalisés et extrêmement violents » selon les autorités – avaient participé à la manifestation de samedi dans la capitale limousine, où de violents affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu. Gérald Darmanin annonce que les gardes à vue pourront passer de quarante-huit à soixante-douze heures pour « criminalité organisée » Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a annoncé 2 513 gardes à vue, dont beaucoup toujours en cours, et 67 incarcérations depuis les violences qui ont émaillé les manifestations ce week-end. Lors d’une interview sur TF1, le garde des sceaux a également affirmé avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée », qui permettra de faire passer les gardes à vue de quarante-huit à soixante-douze heures et « faire des géolocalisations des écoutes téléphoniques qui vont nous permettre de savoir (…) où ils étaient au moment où on a pillé des magasins, attaqué des mairies ».