Dans le Val-d'Oise, le soutien public aux énergies renouvelables se renforce - Les Echos

Par Hugo Robert
Face à la hausse des prix de l'énergie et à la nécessité de réduire leur dépendance aux énergies fossiles, communes et intercommunalités appuient le développement des énergies renouvelables sur leur territoire. Dans le Val-d'Oise, la communauté d'agglomération Plaine Vallée lance son Schéma directeur des énergies pour trouver la bonne formule. L'objectif est de définir une feuille de route opérationnelle pour accompagner la transition énergétique de 18 communes (Montmorency, Enghien-les-Bains, Domont…) et ses 187.000 habitants. Ce diagnostic permettra notamment de mieux identifier les besoins, les ressources disponibles et les potentiels de développement pour répondre aux objectifs du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET), adopté en 2025 et décliné en 43 actions ciblées.
Diversifier les sources
L'objectif de cette réflexion est d'atteindre 38 % d'énergie renouvelable dans le mix énergétique d'ici 2050 et 19 % d'ici 2030. Le scénario retenu prévoit une baisse significative des consommations d'énergie, notamment dans les secteurs résidentiels et des transports de 45 % d'ici 2050, avec une réduction intermédiaire de 26 % dès 2030. L'ambition première est de miser sur différentes sources d'énergie, adaptées à un territoire dense. Sont plébiscités le photovoltaïque, qu'il soit installé sur les toitures ou au sol, mais aussi la géothermie, la production de biogaz ou encore les réseaux de chaleur pour mutualiser la consommation à l'échelle d'un quartier ou d'une commune.
Electrification en marche
Et la collectivité a déjà pris les devants. En effet, avec la ville de Saint-Brice-sous-Forêt et le syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Île-de- France (Sigeif), elle va construire la plus grande centrale photovoltaïque du Val-d'Oise sur une friche de 8,5 hectares pour produire l'équivalent de la consommation domestique de 1.500 à 2.000 ménages par an. Concernant le volet mobilité, la communauté d'agglomération veut également muscler son offre de bornes de recharges électrique encore très marginale alors que la voiture est de loin le principal moyen de déplacement des actifs. Le Plan des mobilités 2030 élaboré par la région Ile-de-France en 2024 fixe un objectif de création de 1.400 points de charge en 2030 sur le territoire. A cette date, l'ambition est que 16 % des véhicules circulant sur le territoire soient électriques.