Revue de presse

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Budget 2027 : Bruno Le Maire, ex-ministre de l’économie, se dit favorable à une taxation des « plus grosses fortunes »

Le Monde · 26/08/2026 · ← revue

« Je n’ai jamais été socialiste et je n’ai pas vocation à le devenir, mais je pense qu’il est très important qu’on demande aux plus grosses fortunes une contribution », a déclaré Bruno Le Maire, mercredi 26 août, au micro de BFM-TV. Pour l’ancien ministre de l’économie (2017-2024), les recettes ainsi créées pourraient financer « de nouveaux services d’urgence dans les hôpitaux », ou participer à la rénovation d’établissements scolaires. A quelques semaines du vote du Parlement sur le budget, Bruno Le Maire était interrogé sur les possibles voies pour recouvrir le montant de la dette du pays. Selon lui, le seul « frein d’urgence à disposition du gouvernement » afin « d’éviter d’aller droit dans le mur (…) en klaxonnant » résiderait dans « la désindexation des minima sociaux, du barème de l’impôt sur le revenu et des pensions de retraite », afin de réduire rapidement le déficit. Des efforts communs qui donneraient « l’impression que toute la nation a compris la gravité du moment », estime M. Le Maire, qui a également critiqué la hauteur des frais payés par les contribuables sur les héritages. « Les classes moyennes paient trop de droits de succession. (…) Il faut de la justice pour tous ceux qui bossent, qui travaillent, et qui n’en peuvent plus. (…) Au moment de l’héritage, on leur demande un effort encore plus important [qu’aux autres]. » Ces propos relancent le débat sur la taxation des plus riches, à l’heure où les principaux indicateurs économiques du pays (dette publique, chômage, croissance…) dévissent et où le gouvernement de Sébastien Lecornu se dit prêt à maintenir la fiscalité sur les grandes entreprises pour contenir un déficit record – fin mars, la dette publique atteignait 117,5 % du produit intérieur brut, selon l’Insee. Récemment, Jean-Luc Mélenchon a affirmé vouloir annuler une partie de la dette française, suscitant l’ire du gouvernement. « Brûler la dette, c’est sortir de l’Europe », a quant à lui répondu Bruno Le Maire, qui a aussi affirmé ne pas être candidat à l’élection présidentielle.