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A Courbevoie, 25 millions d'euros pour une piscine municipale construite sous un immeuble neuf

Les Échos · 15/09/2026 · ← revue

Dans le grand bain avec Camille Lacourt… ou presque. Début septembre, Courbevoie (Hauts-de-Seine) s'est doté d'une nouvelle piscine baptisée du nom du quintuple champion du monde. Située dans le quartier du Faubourg-de l'Arche, non loin des tours de La Défense, elle vient en complément de la piscine olympique Charras qui commençait à se sentir un peu à l'étroit. Cet équipement répond, explique Khalid Aït Omar, adjoint au maire délégué aux Sports et aux Handisports de la ville de Courbevoie, « à une demande croissante depuis la crise Covid et à une augmentation significative de l'intérêt pour les activités comme l'aquagym, l'aquabike, l'aquarunning et les bébés nageurs ». A Charras, les créneaux ne suffisaient plus et les listes d'attente s'allongeaient. La nouvelle piscine permettra d'accueillir 274 personnes simultanément, dont une partie des quelque 2.000 adhérents des clubs sportifs de la ville, du triathlon à la plongée.

Vingt-cinq millions d'euros d'investissement

Particularité du projet : la piscine Camille-Lacourt a été construite sous un immeuble d'habitation neuf, le permis de construire ayant été accordé à cette condition. La configuration a compliqué le chantier, notamment pour les fondations de l'immeuble en surplomb, mais aussi en matière de sécurité incendie, d'évacuation, de ventilation et de traitement de l'eau. Montant de l'investissement : 25 millions d'euros. La piscine est donc sous terre, mais pas dans le noir. Une vaste verrière apporte de la lumière naturelle au bassin de 25 mètres sur 20, doté de huit lignes d'eau. Son fonds mobile, équipé d'une technologie VarioPool, permet d'en modifier la profondeur, selon les usages. L'équipement utilise par ailleurs un système de filtration par microalgues et des dispositifs permettant d'ajuster la consommation d'énergie à son utilisation réelle. L'ensemble est chauffé grâce au réseau de chauffage urbain, pour, selon l'adjoint aux Sports « un coût moins élevé que les options traditionnelles » L'accessibilité a également été une priorité dans la conception du projet.

Une gestion mutualisée

L'emplacement de la piscine a été choisi notamment pour redessiner la cartographie de la ville : les écoles du quartier peuvent désormais la rejoindre à pied. La Ville a par ailleurs opté pour une gestion en régie plutôt que le recours à une délégation de service public (DSP). Les personnels sont mutualisés et la patinoire, sous une direction unique.

Catherine Bocquet