Victor Bonnot, le maire de Saint-Brieuc et son équipe prévoient de fermer cinq écoles à compter de la rentrée 2028
L’information devrait faire grand bruit. Victor Bonnot et son équipe envisagent la fusion de cinq écoles briochines avec d’autres groupes scolaires à partir de la rentrée 2028. Depuis son arrivée, le maire ne s’en cachait pas, il avait ce plan en tête. Une décision prise notamment, au regard de la baisse démographique à venir et des coûteux investissements induits par la rénovation énergétique des écoles, ou tout simplement pour mettre à niveau le bâti parfois vétuste.
Mais jusqu’ici l’ampleur du plan n’avait pas été dévoilée. Tout juste Victor Bonnot avait -il déclaré au Télégramme en juillet : « On sait que ça risque de faire débat. Mais j’y suis prêt ».
Ce mardi 6 octobre, l’ensemble des directeurs des écoles de Saint-Brieuc, ainsi que les responsables du périscolaire ont été réunis en mairie en présence des deux inspecteurs des deux circonscriptions briochines.
De 20 à 15 écoles
C’est lors de cette réunion que leur a été annoncé ce plan. Dans le détail, l’école Yves-Dollo fermerait au profit de celle du Grand Clos. Guébriant verrait ses élèves rejoindre l’école Hoche. Par ailleurs, les écoles Guy-Ropartz et Baratoux fusionneraient avec celles des Merles et Berthelot, entraînant la fermeture des deux premières. Enfin, les effectifs de l’école publique l’Etablette seraient ventilés vers Beauvallon et Jacques-Brel.
Alors que l’équipe municipale estime entre 25 et 30 M€ la rénovation du bâti scolaire, ces fusions permettraient évidemment de faire des économies pour financer ce chantier. De fait, de 20 écoles élémentaires, Saint-Brieuc passerait à 15. Un plan massif qui va faire grincer des dents et risque de mobiliser les parents.
Quid de la prise en charge des enfants de l’Etablette ?
Cette mesure pose également des questions : quels vont être les moyens attribués à Beauvallon et Jacques-Brel, les deux écoles qui vont accueillir les enfants de l’école l’Etablette, établissement REP (réseau d’éducation prioritaire) et qui, jusqu’ici, bénéficie de classes dédoublées ? Enfin, acter un tel plan n’est-ce pas non plus, de façon induite, faire la part belle aux établissements privés de certains quartiers ?