Vers un nouveau stade à Rennes ? « Nous n’avons pas connaissance d’autres projets », répond la mairie
Le Stade Rennais, par la voix de son président du conseil d’administration Nicolas De Tavernost, relance l’idée d’un nouveau stade, malgré le projet d’agrandissement du Roazhon Park voulu par la Ville. La mairie indique, elle, travailler uniquement sur une extension du stade actuel. L’avenir du Stade Rennais s’écrira-t-il au Roazhon Park ? Nicolas De Tavernost, président du conseil d’administration du Stade Rennais, a relancé l’idée d’un méga stade aux frais du propriétaire du club, François Pinault, ce mardi 1er septembre 2026 sur les ondes de RMC. Interrogé sur l’actualité autour du club Rouge et Noir dans l’émission « L’After foot », l’ancien patron de LFP Média a affirmé que le club « va rediscuter avec la mairie pour voir si c’est possible de relancer ce projet de stade ». Ce mercredi 2 septembre, la Ville a répondu que « depuis des mois, les échanges avec le Stade Rennais portent sur l’extension du Roazhon Park ». Et affirme « ne pas avoir connaissance d’autres projets ». François Pinault voulait un stade de 45 000 places à la place de l’ancienne Barre Thomas Cette sortie de l’ancien président des Girondins de Bordeaux a de quoi étonner. Car si le propriétaire du club avait bien pour ambition d’ériger, à ses frais, un nouveau stade ultra moderne de 45 000 places à l’emplacement de l’ancienne Barre Thomas, à quelques centaines de mètres du Roazhon Park, le sujet semblait clos depuis mars 2025. Car la Ville de Rennes, propriétaire de l’enceinte située route de Lorient, ne voulait pas de ce nouveau stade. Et privilégiait une autre option, celle d’un agrandissement du Roazhon Park, donc. Pour cela, la municipalité s’appuie sur une étude réalisée en mars 2025, qui montre la faisabilité de l’agrandissement de l’enceinte côté Vilaine. Ainsi, la jauge passerait d’un peu moins de 30 000 places à 42 000 places, pour un coût d’environ 100 M€. Please close pop-out player to resume playback. Le Stade Rennais semblait s’être résigné à cette alternative. Dans un entretien à nos confrères d’Ouest-France, le président du conseil d’administration d’alors, Alban Gréget, avait dans la foulée déclaré que « le projet étudié, c’est le projet de rénovation et d’extension du Roazhon Park ». La réélection en mars 2026 de Nathalie Appéré à l’Hôtel de Ville a, un an plus tard, renforcé cette option. L’élue socialiste avait inscrit l’agrandissement du stade actuel dans son programme. La question avait d’ailleurs alimenté la campagne. Son principal opposant, Charles Compagnon, avait, lui, promis que s’il était élu, le nouveau stade de François Pinault se ferait. Tout en conservant le Roazhon Park, pour faire du secteur de la route de Lorient un « quartier des stades », selon sa formule.
« La famille Pinault est tout à fait prête à investir »
Nathalie Appéré réélue, fin du match ? À écouter Nicolas De Tavernost ce mardi 1er septembre, pas tout à fait. « Il y a un potentiel qui est beaucoup plus important que le stade actuel. En nombre de spectateurs, de réceptions, etc., a déclaré l’ancien patron de M6. La famille Pinault est tout à fait prête à investir ». Avec un Roazhon Park à 42 000 places, les recettes en billetterie augmenteraient. D’autant que le club a prouvé, ces dernières années, sa capacité à faire le plein. La saison dernière, le Roazhon Park a affiché un taux de remplissage de 97 % (27 722 spectateurs de moyenne). Quant à la 1re journée de Ligue 1 face au PSG, elle s’est jouée à guichets fermés, alors que le club a appris que la rencontre se jouerait dans son stade quelques jours seulement avant le match. Le retour des soirées européennes le jeudi soir, avec la Ligue Europa, devrait alimenter cette dynamique. Reste que le stade de la Route de Lorient, comme il a été dénommé pendant des dizaines d’années, est vieillissant. Un nouveau stade, plus moderne, avec plus d’espaces de réceptions, des boutiques, voire des restaurants et des évènements organisés en dehors des matchs, générerait des revenus supplémentaires. Un vrai enjeu alors que le football français, quasiment privé de droits télé, est en pleine crise financière. Et que les règles du fair-play financier imposent aux clubs européens d’équilibrer leurs dépenses et leurs recettes.