Une rue entièrement réhabilitée, une salle de sport à rénover : les projets de cette commune du Centre Morbihan

Vous participez au programme national Petites villes de demain. Qu’est-ce que concrètement, cela implique à Saint-Jean-Brévelay ? Les travaux que nous effectuons dans la rue de Vannes s’inscrivent dans ce programme. Nous rénovons la rue entre le rond-point de Vannes et l’entrée du bourg. Nous enterrons les réseaux et refaisons la conduite souterraine. Il s’agit de l’ancienne route départementale qui traversait le bourg. La chaussée est également resserrée pour inciter à la réduction de la vitesse. Le côté est dédié aux circulations douces pour les piétons et les cycles. Le côté ouest est entièrement végétalisé avec la création d’un espace naturel bordé d’une ligne d’arbres fruitiers sur tout le linéaire. Nous avons fait le choix de variétés locales de pommiers. Le coût de l’aménagement de la rue de Vannes est de 190 000 euros, pour les 330 mètres.
« La rénovation de la salle multisport »
Quels sont les autres grands projets structurants pour votre commune ? On a mis une liste de dossiers dans le dispositif Petites villes de demain, dont la construction des Halles. On avait fait une première étude qu’on a abandonnée. Il faudra la refaire. Le chantier majeur en cours est la rénovation de la salle multisport de la Métairie. Cet équipement était devenu très vétuste et son revêtement de sol gondolait, présentant des risques pour les usagers. Comment s’organisent les activités sportives durant la fermeture ? Les créneaux des écoles publiques, du collège privé et des associations ont été transférés temporairement vers le nouveau complexe sportif situé sur la route de Bignan/Plumelec. Les travaux à la Métairie doivent encore durer près d’un an. Quel est le montant des travaux ? La réhabilitation de la salle multisport coûte 1,38 million d’euros. Ce montant n’inclut pas encore les vestiaires ni les salles annexes, salle de danse, salle de judo, qui feront l’objet d’une seconde tranche de travaux en concertation avec les associations.
Des associations qui « sortent des sentiers battus »
Vous avez lancé une bourse à projet pour les associations. Ce dispositif fonctionne-t-il ? Oui, ça marche bien. Cela permet de sortir des financements classiques. Quand les associations cherchent à sortir des sentiers battus, on subventionne des projets pour des sommes allant de 200 à 2 000 euros. Nous avons financé des organisations d’événements, comme l’Avel Roc’h par exemple. Quelles relations entretenez-vous avec le gros employeur local Celvia ? Nous entretenons de très bonnes relations avec la direction. La municipalité s’efforce de jouer un rôle de facilitateur pour leurs projets d’agrandissement. Nos échanges portent principalement sur la mobilité, le logement et leurs difficultés de recrutement. Quelle est la politique tarifaire appliquée sur les terrains communaux ? La commune commercialise ses terrains viabilisés à 120 €/m², alors que le marché privé s’établit entre 150 € et 160 €/m². C’est un prix réaliste qui préserve les finances communales tout en permettant aux ménages de s’installer. Quelle position la commune défend-elle au sein de l’intercommunalité ? Je demande systématiquement en quoi chaque transfert de compétence améliore concrètement la vie quotidienne de nos habitants. Mais je ne suis pas un opposant au sein de l’instance. Je déplore la centralisation croissante des services vers Locminé. Par exemple, la commune participe financièrement au déficit de l’école de musique de Locminé, alors qu’aucun élève de Saint-Jean-Brévelay ne la fréquente.
La piscine « un surcoût injustifié de 9 000 euros par an »
Vous avez également exprimé un désaccord sur la répartition du déficit de la piscine intercommunale ? C’est une décision que j’ai qualifiée de tromperie. Lors du transfert initial de la piscine, il y a une vingtaine d’années, la commune de Locminé s’était engagée à verser une attribution de compensation annuelle de 137 581 € pour couvrir le déficit de l’époque. Aujourd’hui, le déficit global atteint plus de 700 000 €. Lors du dernier conseil communautaire, la présidence de la communauté de communes a choisi de diluer cette contribution historique de 137 581 € entre l’ensemble des 12 communes membres. Résultat : la commune de Locminé économise sur sa charge, à hauteur de 84 000 €, tandis que les autres communes épongent la différence. Pour Saint-Jean-Brévelay, cela représente un surcoût injustifié de 9 365 € par an. C’est pourquoi nous avons voté contre le compte-rendu de la CLECT*. Quelle est la situation de la commune sur le plan médical ? La commune compte quatre médecins généralistes en activité. Et concernant vos infrastructures sportives municipales ? Nous avons financé seuls des équipements structurants comme la salle de gymnastique et le mur d’escalade. Bien qu’ils soient fréquentés à 80 % par des résidents extérieurs à la commune, nous n’avons pas reçu de subvention de l’intercommunalité. *CLECT : Commission locale d’évaluation des charges transférées. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.