Revue de presse

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Une manifestation annoncée à 11 h ce mardi à Rennes : la préfecture interdit le rassemblement

Le Télégramme · 20/10/2026 · ← revue

« Un appel à un rassemblement revendicatif, mardi 20 octobre, place Charles de Gaulle à Rennes, a été publié sur les réseaux sociaux. Compte tenu des graves troubles à l’ordre public constatés le 17 octobre et des risques de nouvelles violences que représente cet appel à rassemblement, il est interdit par arrêté préfectoral », a annoncé la préfecture sur ses réseaux sociaux dans la nuit de lundi à mardi.

La préfecture met notamment en avant le fait que ce rassemblement, annoncé pour 11 h ce mardi, n’a pas été déclaré et qu’aux 1 500 à 2 000 personnes attendues « pourraient se joindre divers autres contestataires parmi lesquels une frange de la mouvance ultra-gauche » d’Ille-et-Vilaine.

Un appel à la prudence

Fabrice Lerestif, responsable départemental du syndicat FO qui devait encadrer cette manifestation, s’est dit surpris de cette interdiction dont il n’avait pas été informé lundi soir. Il a indiqué à l’AFP qu’il irait à la rencontre des lycéens mardi pour leur adresser « un appel à la prudence » car il craint que les autorités ne réagissent « avec une grande violence » si cette manifestation a bien lieu.

À Rennes comme dans de nombreuses autres villes, de violents affrontements ont opposé le 17 octobre des groupes de jeunes, souvent masqués et vêtus de noir, aux forces de l’ordre, parallèlement au défilé qui a rassemblé 12 000 personnes dans le centre-ville, selon les chiffres de la préfecture. Selon un bilan provisoire, entre 50 et 80 commerces ont été vandalisés et pour certains pillés.

Outre l’interdiction de la manifestation lycéenne, la préfecture a pris lundi soir un arrêté « interdisant les attroupements de nuit, entre 20 h et 5 h, de groupes qui se constitueraient en vue de commettre des prédations sur les commerces ». Cette interdiction concerne uniquement les rues de Rennes où des dégradations ont été commises le week-end dernier et n’est « pas un couvre-feu », a expliqué la préfète, Emmanuelle Dubée, lors d’un point de presse.