Un incendie met l'outil de production de Temo en panne

Sur les réseaux sociaux, Alexandre Seux, cofondateur avec Justine Perussel, du fabricant de moteurs électriques Temo, a tenu à rassurer, mais aussi à remercier, celles et ceux qui leur ont manifesté leur soutien au cours des dernières semaines. « Ces milliers de messages nous aident à remonter la pente, bien raide », a-t-il indiqué. Le 8 août dernier, une véritable catastrophe s'est en effet abattue sur la PME vannetaise : la totalité de ses bureaux, de l'atelier, du showroom et de la zone de stockage a en effet été détruite par un incendie dont les causes sont inconnues.
Sinistre majeur
Dans un communiqué, la préfecture du Morbihan a précisé qu'une soixantaine de pompiers avait été mobilisée sur place et que les analyses toxicologiques menées in situ avaient « permis de conclure à l'absence de risque technologique ». « Contrairement à ce que la nature des activités de Temo pourrait laisser penser, le site de Vannes n'est pas un entrepôt logistique ni un site consacré au stockage de batteries au lithium. Une quantité limitée de batteries était présente pour les besoins des activités réalisées sur place. Le stock principal de l'entreprise est quant à lui situé dans un entrepôt distinct, à Nantes », ont ajouté les dirigeants.
Conséquences majeures
Pour la PME, les conséquences de l'incendie sont majeures. La destruction de l'outil et des stocks a stoppé net les expéditions, les réparations et les activités de R&D réalisées sur le site. « Compte tenu de la situation exceptionnelle, les délais de traitement seront nécessairement allongés dans les prochains jours », a prévenu l'entreprise, qui emploie 23 salariés. Immédiatement après le sinistre, les responsables ont toutefois fait part de leur volonté « totale de repartir de l'avant » en se mettant en quête de nouveaux locaux, en relançant sa chaîne d'approvisionnement et en réunissant « les moyens nécessaires permettant une reprise progressive des activités ». Si la PME, qui réalise entre 1,5 et 2 millions d'euros de chiffre d'affaires chaque année, a « physiquement tout perdu » selon Alexandre Seux et Justine Perussel, l'essentiel est cependant préservé. 100 % de ses données, plans, documents de production et données informatiques, étaient en effet stockées hors site.