« Un cri du cœur » : à Fougères, un appel citoyen lancé pour protester contre la loi d’urgence agricole ce samedi

Face au silence des associations locales, cet habitant du pays de Fougères (Ille-et-Vilaine), qui a souhaité rester anonyme, a décidé de prendre les devants. Il relaie l’appel national lancé par le mouvement Générations Futures et appelle à un rassemblement ce samedi 18 juillet à 13 h au Jardin du Nançon près de l’œuvre à la vie pour s’opposer au projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA). « C’est dans l’idée que Fougères ne reste pas à l’écart de cette sensibilisation nationale, que je tente cet appel », précise l’organisateur.
« Un impact sanitaire énorme »
Adopté par l’Assemblée nationale le 2 juin dernier et par le Sénat le 3 juillet, le projet de loi UPSA doit désormais faire l’objet d’une commission mixte paritaire ce mois-ci pour sceller un texte commun. Pour l’organisateur de la mobilisation, le texte actuel pose de graves dérives : « Ce projet représente un accaparement de l’eau qui risque de s’opérer dans certaines régions à travers les constructions de retenues d’eau ou mégabassines, mais aussi une simplification d’agrandissement des élevages industriels. » Au cœur de la contestation également : le retour d’une « Loi Duplomb » bis. Après la censure par le Conseil constitutionnel en août 2025 d’un premier dispositif « loi Duplomb », le sénateur Laurent Duplomb a déposé début 2026 une nouvelle proposition de loi et a cherché à insérer ces dispositions via un amendement dans le projet de loi d’urgence agricole. « C’est une tentative de réintroduction de l’utilisation de certains pesticides comme l’acétamipride. Une catastrophe sur le plan sanitaire », juge le citoyen militant, qui rappelle qu’une expression citoyenne avait déjà réuni plus de deux millions de signatures pour s’opposer au retour de cette substance. « C’est un cri du cœur. Je suis agacé de ne pas voir certaines associations s’emparer du projet. C’est une tentative étonnante, mais c’est urgent. Je suis indigné, je ne sais plus quoi faire », conclut l’organisateur. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.