Terres d'Armor Habitat donne une seconde vie à son siège de Ploufragan

Le siège de Terres d'Armor Habitat va changer de dimension. À Ploufragan, dans les Côtes-d'Armor, l'office public de l'habitat engage un programme de restructuration et d'extension de 10,8 millions d'euros. Objectif : regrouper une partie de ses équipes sur un site unique et réduire les consommations énergétiques du bâtiment. Le futur siège doit réunir 180 collaborateurs sur les 280 que compte l'organisme, qui réalise 91 millions d'euros de chiffre d'affaires. En attendant la livraison, prévue au printemps 2028, Terres d'Armor Habitat a organisé le transfert provisoire de ses équipes. Depuis le mois d'avril, une centaine de salariés s'est installée au Totem Baie de Saint-Brieuc. Le regroupement des équipes n'est pas le seul moteur de l'opération. Le projet répond également aux obligations du décret tertiaire, qui impose une diminution progressive des consommations énergétiques des bâtiments à usage professionnel.
Un bâtiment repensé en profondeur
Imaginée par un groupement conduit par l'entreprise costarmoricaine EMG, avec notamment Colas Durand Architectes, la transformation prévoit 1.854 m² de surfaces supplémentaires. Le siège atteindra ainsi 4.159 m². Pour gagner de l'espace sans multiplier les emprises au sol, le bâtiment actuel, en forme de U, sera notamment restructuré pour adopter une forme plus compacte, facilitant à la fois sa surélévation et son isolation thermique. Cette nouvelle partie sera construite en bois, au-dessus du rez-de-chaussée dont la structure en béton sera conservée. Le projet prévoit également un espace d'accueil du public indépendant et une désimperméabilisation des surfaces extérieures. La démarche environnementale se traduit aussi dans les méthodes de construction. Lancée en mai 2026, la «déconstruction sélective» prévoit de récupérer plusieurs éléments du bâtiment existant pour leur donner une seconde vie. Les panneaux préfabriqués en béton de l'ancienne façade seront, notamment, réemployés au rez-de-chaussée. Les équipements sanitaires et les faux plafonds font également partie des éléments destinés à être réutilisés. La phase de démolition est actuellement en cours, avant le lancement des travaux de gros oeuvre. Le chantier doit ainsi devenir une vitrine du réemploi pour Terres d'Armor Habitat, qui mise plus largement sur la transformation du bâti existant. À Belle-Isle-en-Terre, l'office expérimente déjà cette approche avec la réhabilitation de sept maisons dans le cadre du dispositif « Seconde vie ». Une orientation qui s'inscrit dans son programme annuel de 250 réhabilitations, en complément de la construction de 379 logements neufs.