Séquestration, roulette russe, coups : une directrice et une enseignante d’école maternelle violemment agressées par la mère d’une élève

Séquestration, roulette russe, coups : une directrice et une enseignante d’école maternelle violemment agressées par la mère d’une élève Une enquête a été ouverte après l’agression de deux enseignantes, lundi 2 novembre 2026, dans une école maternelle de Nice. Une mère d’élève, soupçonnée d’avoir menacé la directrice et une institutrice avec un couteau et une arme de poing, a été interpellée et placée en garde à vue. Une mère de famille a été interpellée et placée en garde à vue ce lundi 2 novembre à Nice, après avoir menacé la directrice et une institutrice d’une école maternelle avec une arme de poing et un couteau.
Roulette russe et menaces avec un couteau
Les faits se sont déroulés à l’école maternelle Clément-Roassal à Nice (Alpes-Maritimes), relate ICI Azur. La femme, dont deux enfants sont scolarisés dans l’établissement, s’est présentée pour rencontrer la directrice au sujet d’un différend concernant l’une de ses filles. Accompagnée jusqu’au bureau par la gardienne, la mère de famille aurait alors sorti une arme de poing. "La directrice a été séquestrée dans l’établissement pendant plus d’une heure sous la menace d’une arme prétextant un simulacre de roulette russe par la mère d’un enfant scolarisé", selon Eric Ciotti. La suspecte aurait pointé son arme sur la tête de la directrice avant d’effectuer à deux reprises un mouvement de charge suivi d’une percussion à vide, comme pour simuler une roulette russe, explique Nice-Matin. Elle aurait ensuite placé un couteau sous la gorge de la responsable de l’établissement, exigeant la présence d’une institutrice. Lorsque celle-ci est arrivée, la mère de famille aurait également braqué son arme dans sa direction. Les deux enseignantes disent aussi avoir été frappées. L’institutrice aurait notamment reçu plusieurs gifles, tandis que la directrice souffrirait d’une importante douleur à la mâchoire.
Un "incident grave"
La mère de famille aurait évoqué des faits présumés d’agression sexuelle, sans que l’équipe éducative ait eu connaissance de l’affaire mentionnée, d’après Nice-Matin. Elle a été interpellée par les forces de l’ordre peu après dans la rue grâce aux images des caméras de vidéosurveillance. Elle a été placée en garde à vue. Aucune arme n’a été retrouvée sur elle. "Terriblement choquées", les deux victimes ont déposé plainte peu après. Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances exactes de cette agression, notamment la nature de l’arme de poing utilisée. Le parquet de Nice évoque à ce stade un "incident grave".