« Sans eux, on n’existerait pas » : à Tout Rennes court, les bénévoles tiennent un rôle primordial
Tout Rennes court a vu les choses en grand cette année. Les courses ont pris un format XXL avec un nouveau parcours pour le semi-marathon qui est passé de 5 000 à 10 000 coureurs, le 10 km de 9 000 à 10 000 coureurs et le 5 km de 5 000 à 7 000 coureurs. « On devrait atteindre plus de 29 000 participants sur cette journée de dimanche. Si on ajoute les 8 000 personnes de la Colombia de samedi plus les courses des jeunes, on devrait être autour de 40 000 participants » souligne Sylvain Plantard coresponsable des activités sportives de Tout Rennes court. Et encadrer un tel événement sportif et festif demande une organisation elle aussi XXL. « Nous sommes une asso à but non lucratif et les courses sont gratuites. Tout repose sur le bénévolat. C’est notre ADN. Il y a au total 600 bénévoles mobilisés sur l’événement au cours du week-end. Ils s’occupent de sécuriser les courses tout du long des différents parcours, des retraits des dossards, de la restauration, de l’accueil des gens, du ravitaillement ou encore de la consigne des vêtements. Il y a énormément de postes. Les bénévoles, c’est la base de tout. Sans eux, on n’existerait pas » explique le responsable.
Depuis le début de cette aventure, Tout Rennes court travaille ainsi avec les comités de quartiers et des associations sportives comme l’ASPTT Rennes et le Cercle Paul Bert dont sont issus la majorité des bénévoles rencontrés dans les rues de la ville. Ce dimanche, ils sont 400 à être présents pour permettre le bon fonctionnement des six courses qui ont lieu au cours de la journée.
« Donner un coup de main pour que ça puisse continuer »
Les bras écartés, Claude, 65 ans, empêche des spectateurs d’avancer « Les coureurs arrivent ». Debout depuis 6 h ce matin, il sécurise un passage à la hauteur d’un carrefour sur la ligne de départ boulevard de la Liberté : « L’année dernière, je courais, cette année, je suis bénévole, car c’est bien de donner un coup de main pour que ça puisse continuer. On doit être nombreux pour encadrer tous les parcours. On fait attention à ce que les spectateurs restent bien derrière les barrières. On est là jusqu’en fin d’après-midi, mais il fait beau. Ça va. Et puis je serai là aussi l’année prochaine ».
« Une bonne expérience »
Un peu plus loin, place de la République, Maya, 19 ans, encourage les coureurs qui battent le pavé : « Je suis un cursus d’enseignement des activités physiques et sportives à la fac. J’ai déjà participé à deux semi-marathons auparavant. Mais c’est la première année que je suis bénévole ici. Vers 7 h, on a placé des barrières et de la rubalise pour délimiter la zone des spectateurs. On est là pour éviter les accidents. On rencontre plein de gens et l’ambiance est sympa. C’est une bonne expérience ».
« On a besoin de nous alors on est là »
Plus loin, Jean-Luc gère le passage des spectateurs qui traversent la rue en attendant les premiers coureurs : « Ça fait 15 ans que je suis bénévole. On a besoin de nous alors on est là. Malgré l’âge, on vient, car ce ne serait pas possible de fonctionner autrement. Cette année avec le parcours plus long ça demande encore plus de présence sur le semi-marathon. Ça devient compliqué. Mais c’est une journée très sympathique. On est contents d’être là ».
« Passer un moment convivial »
Sylvie, 55 ans, fait partie des nombreux anonymes qui aident dans les coulisses de Tout Rennes court depuis cinq ans : « Je fais beaucoup de bénévolat dans les quartiers, cinéma, danse. Je participe même aux Vieilles charrues. Ça me fait plaisir d’être ici chaque année pour l’ambiance et pour passer un moment convivial. On reste vigilants et on encourage aussi les coureurs ».
« C’est à mon tour d’aider les coureurs »
À 70 ans, Édouard est l’un des plus anciens bénévoles de Tout Rennes court. Comme une vingtaine d’autres personnes, il s’occupe du ravitaillement des coureurs sur la place Sainte-Anne en leur tendant des verres d’eau : « Ça fait 20 ans que je viens aider. On le fait, comme tout le monde ici, de bon cœur. On soutient les coureurs. En plus, mon fils et ma petite fille courent. J’ai aussi couru à un moment et j’étais content de trouver des bénévoles pour m’aider. Maintenant, c’est à mon tour d’aider les coureurs. C’est ma façon d’apporter ma pierre à l’édifice ».
« Trouver de nouveaux bénévoles »
Pour beaucoup des bénévoles rencontrés, les nouvelles têtes se font rares et la relève a du mal à reprendre le flambeau. Un constat également partagé par Sylvain Plantard : « Trouver de nouveaux bénévoles devient de plus en plus compliqué. Les personnes présentes, aujourd’hui, prennent de l’âge. Et on a du mal à toucher les jeunes. On va devoir trouver d’autres canaux de mobilisation pour motiver les gens, leur montrer que c’est sympa et les encourager à nous rejoindre pour nous aider ». Avis aux amateurs.