Reconnus alors qu’ils étaient au restaurant, cinq policiers passés à tabac à Rennes
Une soirée conviviale entre collègues qui tourne au passage à tabac. Ce mercredi 30 septembre, vers 23 h, cinq fonctionnaires de police passent un moment de détente dans un bar-restaurant du quartier Mabilais, dans le centre-ville de Rennes. Reconnu par un groupe d‘individus, le groupe essuie d’abord des insultes, avant qu’un premier suspect ne porte des coups. Très vite, plusieurs complices se joignent à l’agression.
Nez fracturé et trois interpellations
Malgré la violence de l’attaque, ces policiers de la BAC et de la BST parviennent à donner l’alerte et à maîtriser trois assaillants jusqu’à l’arrivée des secours et des patrouilles. Âgés de 18 ans et domiciliés à Rennes, ces trois jeunes ont été interpellés : deux ont été placés en garde à vue, le troisième entendu en audition libre.
Le bilan est lourd. L’un des agents souffre d’une double fracture du nez. Ses collègues - dont une policière - présentent des hématomes au visage et des plaies aux mains. Quatre d’entre eux ont été évacués vers le CHU par les sapeurs-pompiers. Le Groupe d’appui judiciaire (GAJ) est chargé de l’enquête pour identifier les autres agresseurs en fuite.
« Un climat attisé par la haine anti-flic »
Pour le syndicat Alliance Police Nationale d’Ille-et-Vilaine, l’agression ne doit rien au hasard. « Mes collègues ont été ciblés uniquement parce qu’ils étaient policiers », s’insurge Anthony Grelet, secrétaire départemental. Alors que le syndicat réclame « des peines exemplaires », le représentant pointe le contexte local : « Ce type d’agression est attisé par une branche politique qui nourrit la haine anti-flic et la crie haut et fort. »