Pôle santé, école, place de l’église : ce nouveau maire des Côtes-d’Armor a du pain sur la planche

Le nouveau maire de Callac (Côtes-d’Armor) a mis à profit les six premiers mois de son mandat pour prendre ses marques. « Après cette phase d’observation et de prises de contacts, nous allons maintenant rentrer dans le déploiement du programme », savoure Jean-François Le Peillet. Jean-François Le Peillet, un premier rendez-vous important se profile : la présentation à la population du plan pluriannuel d’investissements et de fonctionnement. Pour organiser cela, et pour que la minorité ait également un avis, j’ai décidé de faire un débat d’orientation budgétaire, fin octobre début novembre, dans le cadre d’un conseil municipal. Puis la présentation sera faite à la population. Je veux tenir l’engagement que j’ai annoncé aux habitants : la transparence des états financiers et des projets de travaux. En parlant de travaux, l’école a besoin de faire peau neuve, c’est l’un des premiers chantiers sur lequel vous avez travaillé en début de mandat. Effectivement, un programmiste travaille actuellement sur le projet de reconstruction-réhabilitation de l’école in situ (NDLR : démolition des préfabriqués et réhabilitation des bâtiments existants). Ensuite, on retournera vers les parents d’élèves, l’école et la population, pour leur donner les grandes lignes. Dans la phase intermédiaire, on va mener des actions le temps que toute l’organisation de réfection des bâtiments se mette en place. On en a déjà mené, d’ailleurs, avec l’installation de la climatisation dans certaines classes. Un projet comme celui-ci, en études, c’est entre deux ans et deux ans et demi. En travaux, un an et demi à deux ans également. Dans le cadre de ce projet, je souhaite que l’on ramène la partie périscolaire (l’Alsh, qui se trouve actuellement dans l’ancien collège) dans l’école. Je veux aussi qu’on arrive à ramener de l’occupation des locaux durant les périodes de vide, par exemple des formations, des actions pédagogiques menées par des associations… C’est toute cette réflexion qui va être intégrée dans le projet.
Je veux de la transparence
La précédente équipe municipale avait prévu d’installer la nouvelle école dans l’ancien collège. Vous avez abandonné cette idée et vous avez un autre projet pour ce lieu. Oui, l’ancien collège va devenir un pôle de santé. J’ai discuté déjà avec mes collègues maires de l’ancien canton de Callac pour que l’on crée un pôle intercommunal de santé. On va engager, courant novembre, les premières discussions sur le sujet (NDLR : une douzaine de communes pourraient être impliquées dans cette démarche). Il faut s’unir si on veut ramener des professionnels de santé sur le territoire. D’ailleurs, une sage-femme vient d’arriver. Nous sommes en pourparlers avec une orthophoniste. Ce pôle de santé accueillerait quels professionnels ? L’objectif, c’est d’y installer bien évidemment des médecins généralistes, de travailler à cette organisation avec l’équipe médicale déjà en place (NDLR : Callac compte deux médecins aujourd’hui). Rien ne sera fait sans l’avis de ces médecins, avec qui on travaille en étroite collaboration, ainsi que des paramédicaux qui voudraient s’y installer. Nous allons ensuite engager une discussion avec le Samu et la DGAC (direction générale de l’aviation civile), pour faire un quai de prise en charge par le Samu et une piste hélicoptère, sur la cour de l’ancien collège.
J’ai trouvé un bureau vide en arrivant
Toujours en matière de santé, qu’en est-il de l’arrivée très attendue d’un dentiste à Callac ? Le cabinet dentaire est techniquement fini. On a eu la validation de la sûreté nucléaire pour la partie radiologie. On a commandé un rapport de contrôle des installations électriques. Une fois qu’on aura ces résultats, nous pourrons passer à la phase de recrutement d’un dentiste. Pour l’instant, je me refuse de donner une date d’arrivée d’un dentiste. (NDLR : la municipalité a, par ailleurs, fait venir une opticienne à Callac. Elle tient des permanences tous les mardis après-midi à la mairie). Cela représente déjà plusieurs projets d’envergure, avec un budget qui n’est pas extensible. On va ajuster les masses financières. Par exemple, sur les routes de campagne, on a fait beaucoup de points à temps (NDLR : pour éviter de refaire des routes nouvelles). Nous allons continuer ainsi et faire des séries de routes en bi-couche ou tri-couche, de manière plus économique pour arriver à en faire plus. Les routes sont importantes pour les habitants, les agriculteurs, les visiteurs… Les chemins d’exploitation aussi ont besoin d’être entretenus. Tout comme, par ailleurs, les bâtiments communaux (19 000 mètres carrés), qu’il faut entretenir et chauffer. Vous aviez aussi pour priorité d’échanger avec la population. Les commissions citoyennes sont en train de se mettre en place. Il faut qu’on ait des échanges. On parlera de projets, mais on ne parlera pas de politique (au sens politicienne) au sein de ces commissions. Elles permettront de renforcer le débat. Dans ces commissions, on mettra aussi des évaluations de l’avancement de notre programme ; je veux de la transparence. L’école, le pôle de santé, vous avez encore d’autres projets importants en ce début de mandat ? La réfection de la place de l’église ! L’appel d’offres vient de se terminer. C’est un chantier qui coûtera entre 800 000 et 1 million d’euros, qui comportera la réfection de la place, des espaces paysagers avec du stationnement. On pense aussi, bien sûr, aux véhicules électriques et à la possibilité de les recharger. Les toilettes aussi seront refaites, autonettoyantes. Je veux aussi que ce soit sanctuarisé autour du monument aux Morts. On ne touchera pas aux arbres, ni à la guitoune ex-pont bascule devenue bureau aujourd’hui. On prévoit aussi une réserve pour récupérer l’eau des toitures de l’église, pour l’utiliser ensuite pour laver les rues et arroser les plantes. On se tourne vers le Callac de 2030 ! On va étudier tout ceci avec les commerçants qui sont autour de cette place et les habitants.
Un gros boulot rue Traversière
Non loin de la place de l’église, il y a une rue en très mauvais état… Nous avons prévu d’engager ensuite l’étude pour la rue Traversière. Il y a un gros boulot à prévoir sur l’ensemble de la rue, si on peut même enfouir les réseaux, ce sera très bien. Il y a six mois, vous vous installiez à la mairie. Y a-t-il quelque chose qui vous a surpris en vous installant dans votre bureau de maire ? De trouver un bureau vide, sans dossiers. Cela m’a un peu désarmé et j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter. Heureusement que des fonctionnaires avaient gardé des éléments, car il a fallu reconstruire certains dossiers et ça a été pour nous une perte de temps. Vous aviez dit pas de hausse d’impôts… Je maintiens le cap, il n’y aura pas de hausse d’impôts pour la ville de Callac en 2027. Des nouvelles du skatepark fermé depuis la mi-août pour des raisons de sécurité ? Un certain nombre d’anomalies ont été relevées. Certaines vont être faciles à régler, par exemple déplacer un élément. D’autres nécessiteront probablement des travaux. J’ai demandé que soit nommé un expert. Je souhaite que ce skate-park soit ouvert le plus rapidement possible, mais je ne passerai pas outre ces impératifs de sécurité. Des nouvelles aussi du projet de Leclerc Locker à Callac, porté en début d’année par le magasin de Carhaix à Kerguiniou ? Pour l’instant, Leclerc a retiré son projet. Ils sont en réflexion pour voir comment ils vont retravailler ce sujet. Je les ai rencontrés. Pour moi, c’est important : derrière ce type de projet, il y a un point essentiel, qui est le pouvoir d’achat des gens et la possibilité d’augmenter la prestation de services auprès de la population locale et du bassin de vie. Callac est un axe de transit. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.