Revue de presse

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« Par rancœur » : en Ille-et-Vilaine, il met le feu à une caravane avec 25 litres de carburant

Le Télégramme · 31/08/2026 · ← revue

Le 15 juillet dernier, une caravane prenait feu près de Dol de Bretagne (35). Des témoins connaissaient l’auteur des faits et ce dernier était découvert alcoolisé dans un bosquet. Il avait utilisé 20 litres de gasoil et cinq litres d’essence pour mettre le feu à l’aide d’un briquet. Difficilement maîtrisable, Son interpellation était compliquée. L’homme insultait et menaçait de mort les forces de l’ordre. Le prévenu de 42 ans, en détention provisoire et déjà condamné à sept reprises, était jugé ce lundi 31 août en comparution différée devant le tribunal de Saint-Malo. Sans domicile fixe, il s’apprêtait à quitter la région puis a décidé d’aller se recueillir sur les lieux du décès de son père. Un terrain qu’il a vendu depuis au propriétaire de ladite caravane.

Une rancœur liée au terrain de son père décédé

Il expliquait avoir « une rancœur » envers ce dernier, lui reprochant de ne pas exploiter ce terrain comme il l’aurait souhaité. Confus dans ses explications, il « sait que ça s’est mal passé » avec les gendarmes mais il ne se souvient plus des menaces de mort. Il a bien conscience que l’incendie a été commis pendant la période de grande sécheresse mais il ne peut expliquer davantage son comportement, sauf à insister sur ses problèmes d’alcool. Au nom de la victime, Me Comte a demandé réparation. Son client a tout perdu : son domicile et son patrimoine. Le Procureur a déploré « l’absence de remords et de prise de conscience de la gravité des faits avec risque d’embrasement » durant cette période. Il a également pointé le risque de récidive du prévenu, soulevé par l’expert psychiatre. Pour le défenseur Me Leboucher : « on a affaire à un incendie déclenché par quelqu’un qui n’avait plus toute sa raison, alcoolisé, rien de prémédité ». Le tribunal a condamné Stanislas Maillard à 24 mois de prison dont 6 mois avec sursis probatoire durant deux ans avec maintien en détention, interdiction de contacter la victime et de paraître dans la commune.