Revue de presse

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« On a fini de stresser avant les tournois » : comment Thom Gicquel et Delphine Delrue ont appris à gérer la pression ces dernières années

Le Télégramme · 19/10/2026 · ← revue

En août dernier, Thom Gicquel et Delphine Delrue touchaient le Graal. En dominant les N.1 mondiaux, ils devenaient champions du monde de double mixte. Une première dans l’histoire du badminton français. Un exploit et une consécration pour le Bretillien et sa partenaire de longue date. « On a pris le temps d’en profiter. Ça ne nous prend pas trop la tête, sourit Thom Gicquel. Tout le monde nous félicite, c’est chouette ! »

En revanche, depuis son sacre estival en Inde, la paire n’a gagné qu’un seul match en deux tournois disputés. La semaine passée, ils ont même concédé une défaite aussi inattendue que « frustrante », dixit Gicquel, en huitièmes de finale de l’Open du Danemark, gâchant six occasions de prendre le premier set aux Japonais Koga et Saito. Le signe que les émotions du mois d’août ne sont pas encore tout à fait retombées ? « Il faut reprendre le rythme, se réhabituer à enchaîner les matchs, tempère Delphine Delrue. Dans les tournées, on a l’habitude d’aller crescendo, donc on espère être meilleurs. »

Delrue : « On se connaît mieux, on sait gérer la pression »

Un nouveau statut qu’ils vont donc étrenner aux Internationaux de France du côté de Tremblay-en-France (93). Leur premier tournoi à domicile depuis leur changement de dimension. Les deux badistes le savent, ils seront scrutés de tous, ce mardi, pour leur entrée en lice face aux Anglais Van Leeuwen et Hemming, leurs tombeurs lors des derniers championnats d’Europe. « Beaucoup nous disent qu’ils ont pris des places pour nous voir. On a envie d’être à la hauteur mais il ne faut pas se mettre la pression, c’est le meilleur moyen de perdre », juge Delphine Delrue.

Cette approche mentale, travaillée depuis 2022 avec une préparatrice mentale, a joué dans leurs succès des dernières saisons. « Quand ça se passe bien, ça se passe très bien et quand ça se passe mal, on s’enterre un peu », expliquait le Breton il y a trois ans dans nos colonnes. Depuis, ils ont gagné un championnat d’Europe, un Super 1 000 et, donc, un championnat du monde. « Et on a fini de stresser avant les tournois. Ou plutôt, on ne stresse plus cinq jours comme avant », plaisante Gicquel. « On est beaucoup moins dans la projection. C’est aussi ça, la maturité (ils ont 27 ans). On a appris de nos erreurs. On a fait deux JO, des championnats du monde… On se connaît mieux, on sait gérer la pression », ajoute sa partenaire.

Delrue : « Faire du public une force »

En Île-de-France, la paire N.4 mondiale devra ainsi rester maîtresse de ses émotions pour, enfin, dépasser les quarts de finale du tournoi, une constante depuis quatre ans. Elle devra « faire du public une force », juge encore Delphine Delrue. Et avec leur nouveau statut, nul doute que les encouragements seront encore plus forts que les dernières années.