Revue de presse

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Manifestation du 24 octobre interdite à Rennes : la préfecture verrouille le centre-ville, LFI et des syndicats appellent à la mobilisation

Le Télégramme · 23/10/2026 · ← revue

À la veille du samedi 24 octobre, la préfète d’Ille-et-Vilaine, Emmanuelle Dubée, a tranché : « aucun rassemblement ne sera autorisé dans le centre de Rennes ». En visite au commissariat central pour afficher son soutien aux effectifs de police et à Laurence Lairet, leur directrice, la représentante de l’État entend fermer la porte aux débordements.

L’ultragauche en nombre ?

L’État redoute la réitération des scènes de violence observées le week-end dernier. « À Rennes, nous nous attendons demain, samedi 24 octobre, à une journée qui pourrait présenter les mêmes niveaux de violence que ce que nous avons pu connaître samedi dernier, avec, il faut le craindre, de nouveau des tendances de groupes d’ultragauche organisés pour faire dégénérer des rassemblements annoncés, et des tentatives de casseurs, de pilleurs qui auraient eu l’objectif de s’en prendre à nouveau aux commerces », avertit Emmanuelle Dubée.

Pour verrouiller le périmètre, le dispositif sécuritaire monte d’un cran. En application des consignes de fermeté du ministère de l’Intérieur, les effectifs locaux seront épaulés par des unités spécialisées, trois forces mobiles et deux véhicules blindés de la Gendarmerie nationale. « Ce dispositif doit nous permettre de faire face aux tentatives d’exactions qui pourraient, se répéter à nouveau demain à Rennes », précise la préfète.

Déclaration moins de trois jours avant

L’interdiction repose aussi sur une question de forme et de délais légaux. « Nous n’avons reçu une déclaration de parcours uniquement ce matin, ces organisations syndicales ne respectent absolument pas le cadre légal prévu par la loi d’au moins trois jours francs et qui n’offre pas les conditions de sécurité que nous avions posées, c’est-à-dire d’empêcher qu’il y ait des troubles qui puissent dégénérer au centre-ville de Rennes », argumente la représentante de l’État, dénonçant des signalements trop tardifs pour garantir la protection des commerces. « Il n’y a pas de parcours parce qu’il n’y a pas de rassemblement autorisé », insiste-t-elle, avant de prévenir que « tout cortège qui se déploierait est un cortège sauvage, non autorisé et interdit ».

La gendarmerie en appui

Le contrôle ne se limitera pas au cœur de la capitale bretonne : les ronds-points du département, le secteur de Saint-Malo et les zones commerciales de Rennes feront l’objet d’une vigilance renforcée dès le matin.

Dans le même temps, les organisations Confédération Paysanne, FSU et Solidaires d’Ille-et-Vilaine, maintiennent leur appel à manifester contre « la vie chère, l’autoritarisme et les interdictions de manifester », ce samedi 24 octobre à 14 h, place de Bretagne. La députée Insoumise de la 1re circonscription d’Ille-et-Vilaine, Marie Mesmeur, sera également présente aux côtés des cortèges. Dénonçant des « atteintes croissantes au droit de manifester et l’escalade autoritaire du gouvernement ».