Les maires révisent les compétences de la Région

Mercredi 1er juillet 2026, dans l’ancien tribunal de Pontivy (Morbihan), siège de l’administration publique régionale, des cartes et même un quiz étaient de mise pour pimenter les échanges. C’est dans cette ambiance participative qu’une quarantaine de maires du Morbihan ont retrouvé les représentants de la Région Bretagne sous l’égide de l’AMF 56 (Association des maires du Morbihan). Face à un questionnaire ludique proposé pour tester leurs connaissances sur le lien entre les collectivités et la Région, un maire s’est amusé dans la salle en lançant : « Le mercredi après-midi, c’est le centre de loisirs des élus ! »
La Région forte de 4 200 agents
Derrière ce moment d’humour, l’enjeu était de clarifier les compétences de chacun dans un paysage administratif souvent flou pour les citoyens. Si la mairie reste l’échelon de proximité par excellence, gérant les écoles primaires, l’état civil et l’urbanisme local, la Région Bretagne déploie quant à elle ses 4 200 agents sur des compétences comme les lycées, le développement économique et les transports non urbains. Cette rencontre d’explication et d’écoute s’est faite en présence des conseillers régionaux Raymond Le Brazidec et Élisabeth Jouneaux-Pedrono. Le sénateur et conseiller régional Simon Uzenat, bien qu’absent pour interpeller le gouvernement à l’Assemblée nationale sur l’avenir de la Fonderie de Bretagne, tenait à ce dialogue. Il a rappelé en visioconférence son souhait d’avoir constamment « des remontées des communes ». Il promet un soutien aux municipalités : « La Région est plus que jamais au côté des 60 intercommunalités, nous pourrons mobiliser des fonds européens pour vous aider à réaliser vos projets. » Cette solidarité se traduit d’ailleurs par une redistribution financière. Elle est illustrée lors des débats par une comparaison montrant que pour un euro investi par habitant près de Rennes, la Région injecte jusqu’à 500 euros par habitant pour le soutien des secteurs ruraux.
» Pourquoi Loudéac n’est qu’à 1 h 30 et Pontivy à 2 h de Rennes ? «
Le débat s’est toutefois animé autour des mobilités et du réseau de transport BreizhGo. Malgré l’annonce de 17 passages de bus supplémentaires par jour pour améliorer la desserte locale, les disparités territoriales restent difficiles à accepter pour certains. Une question directe a d’ailleurs fusé depuis le public de maires : « Pourquoi Loudéac n’est qu’à 1 h 30 et Pontivy à 2 h de Rennes ? » Autant de questions qui n’ont pas toutes trouvé réponses qui satisfont lors de ces échanges. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.