Le seul sénateur écologiste de Bretagne est bien ...
Entre inondations et canicules à répétition, le climat s’emballe et le diagnostic que nous avons posé depuis des années se révèle, hélas, exact. C’est pour cela qu’il est essentiel que les Écologistes puissent continuer à faire entendre leur voix au Sénat . Actuellement, ils disposent d’un groupe de seize élus au Palais du Luxembourg. Daniel Salmon est l’un d’eux. Il est d’ailleurs le seul représentant de Bretagne.
« Transition écologique, lisibilité et… couture »
Lors des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, seuls les « grands électeurs » – conseillers municipaux, départementaux ou régionaux — pourront voter. Ils sont 2 800 en Ille-et-Vilaine. Dans le département, Daniel Salmon conduira une liste de six personnes. À ses côtés, l’ancienne maire de Plélan-le-Grand, Murielle Douté-Bouton et l’ancien élu de Rennes, Laurent Hamon. Des élus toujours en poste également avec les conseillères municipales de Bains-sur-Oust, Chloé Geffray, et d’Irodouër, Morgan Berthelot, et le maire de Montreuil-le-Gast, et membre de l’Union démocratique bretonne (Udb), Lionel Henry. Quelle singularité entendent-ils défendre dans cette élection ? Daniel Salmon, 63 ans, se lance : Nous, contrairement à beaucoup de nos adversaires politiques, on ne joue pas les uns contre les autres. On recherche l’équilibre. Beaucoup jouent sur les fractures, nous, on veut faire de la couture car nos destins sont intimement liés. On le voit sur le terrain : beaucoup d’élus locaux, dans une logique totalement transpartisane, veulent s’inscrire dans la transition écologique mais ils ont besoin de lisibilité. Tout ce que le gouvernement, avec sa logique court-termite, n’a pas été capable de leur donner. Une prime au sortant ? En 2020, en devenant le premier sénateur écologiste de l’histoire de l’Ille-et-Vilaine, Daniel Salmon avait créé la surprise. Pourra-t-il conserver son siège ? Le contexte politique semble moins favorable. Les dernières élections municipales ont rebattu les cartes, effritant le réservoir de voix à gauche. Les Insoumis, absents il y a six ans, viennent également de présenter une liste. Rien qui n’entame l’optimisme de l’ancien professeur. On vote pour un programme, bien évidemment, mais ces idées sont aussi portées par des personnes. Pour m’être beaucoup rendu sur le terrain, je suis plus identifié qu’il y a six ans. Et je pense que le travail que j’ai réalisé est également reconnu. » À son actif notamment, sa proposition de loi en faveur de la préservation et de la reconquête des haies bocagères, largement détruites avec le remembrement, qui a été adoptée par le Sénat en 2025.