« Le risque d’une rupture de l’alimentation en eau potable » : la préfecture des Côtes-d’Armor alerte sur la situation critique des ressources en eau
« La situation est critique. » Dans un communiqué paru ce vendredi 16 octobre 2026, la préfecture des Côtes-d’Armor alerte sur un « risque sérieux de rupture de l’alimentation en eau potable », dans le courant du mois de novembre. Pour rappel, le département est déjà en crise sécheresse, le niveau maximal, depuis le 14 août.
Les rivières et les nappes affichent « les niveaux les plus bas jamais observés à cette saison », précise la préfecture, et les quatre barrages, qui produisent 60 % de l’eau potable, pourraient atteindre leur seuil critique d’ici trois à neuf semaines. Cette réserve ultime doit pourtant être préservée pour les « usages prioritaires majeurs ».
« Il devient difficile de satisfaire la demande des habitants »
Les averses de septembre n’y ont rien changé. Trop « éparses et irrégulières », elles ont tout juste fait remonter les cours d’eau, sans reconstituer les stocks, et les prévisions des prochains jours n’inspirent guère plus d’optimisme. « Il devient difficile de satisfaire la demande des habitants », ajoute la préfecture.
Un comité de gestion de la ressource en eau, réuni, jeudi 15 octobre, à la demande du préfet, se tiendra désormais chaque semaine. Sont envisagés la fin des dérogations pour les stations de lavage et les façadiers, voire la fermeture de piscines publiques. « Des restrictions importantes sont déjà imposées aux principaux acteurs industriels. Le renforcement des restrictions auprès des acteurs économiques pourrait entraîner des conséquences sur l’emploi et sur la disponibilité des biens de consommation et de services », précise le communiqué.
La préfecture appelle à une consommation raisonnée
Les services de l’État appellent les particuliers à renoncer aux bains, écourter les douches, ne lancer le lave-linge que plein et traquer les fuites d’eau. L’arrosage des jardins et le remplissage des piscines restent interdits. À l’approche de la Toussaint, le nettoyage des tombes à l’eau l’est aussi, sauf avec de l’eau de pluie ou recyclée.