Revue de presse

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Le patron de Stellantis se défend d’être « un cheval de Troie » de la Chine via l’usine de Rennes

Ouest-France · 27/08/2026 · ← revue

Trois mois après l’annonce du partenariat entre le constructeur automobile français et le Chinois Donfeng, le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, continue de se défendre comme ce matin sur l’antenne de France info, d’être un cheval de Troie de la Chine. Alors que l’usine Stellantis de Rennes-La Janais, en proie à une baisse de production et des craintes pour l’avenir, va bientôt construire sur ses chaînes de production un modèle électrique de l’entreprise chinoise, les inquiétudes des syndicats restent grandes. La CFE-CGC alerte notamment sur l’absence persistante de réponses concrètes de la direction en matière de garanties sociales des salariés français.

Les syndicats attendent des réponses

Si nous ne contestons pas l’opportunité industrielle de ce projet , l’organisation syndicale dénonce un flou préjudiciable pour les 1 400 salariés . Notamment sur l’assurance qu’ils resteront bien sous contrat avec Stellantis, sur la politique de pilotage de la coentreprise ou encore sur le respect des futures exigences européennes (acier bas carbone et approvisionnement local en batteries et moteurs). Sur France info, Antonio Filosa rappelle que ce partenariat est une façon intelligente de ne pas fermer des usines. […] La France, c’est 600 000 unités perdues depuis les années 2000 , a-t-il rappelé. Stellantis est le plus grand producteur automobile de la France avec douze usines, 38 000 employés et 600 fournisseurs. Assumant une responsabilité sociale , Antonio Filosa a assuré que ce partenariat permettra d’industrialiser de nouvelles voitures qui vont maintenir l’emploi à Rennes .