Revue de presse

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« Le début d’un nouveau chapitre » : pourquoi le breton Lou Légumes, n° 1 français du champignon frais, passe sous le contrôle d’un fonds

Le Télégramme · 30/09/2026 · ← revue

« Pour nous, c’est le début d’un nouveau chapitre. » C’est le sourire aux lèvres que Fabrice Chapuzet, P.-D.G et cofondateur de Lou Légumes avec sa femme Emmanuelle Roze-Chapuzet, évoque l’augmentation de capital menée par le producteur breton de champignons auprès de Fernhill Capital. Annoncée mardi 29 septembre, l’opération est la première menée par ce nouveau fonds parisien, qui devient actionnaire majoritaire de l’entreprise et y injecte environ 10 M€. « Mon épouse et moi-même restons des actionnaires significatifs. Nous avons également ouvert le capital à l’un de nos salariés clés, dans une démarche de transmission », indique Fabrice Chapuzet, qui souligne que ces mouvements financiers n’entraînent aucun changement au niveau de la direction opérationnelle.

Plus de 40 M€ investis

Avec Fernhill Capital, Lou Légumes espère avoir les moyens de poursuivre sa croissance. Fondée en 2009 autour d’une activité de négoce, l’entreprise a beaucoup grandi en s’orientant, à partir de 2015, vers une activité de production pour la grande distribution et les grossistes.

En une décennie, elle s’est imposée comme le n° 1 français du champignon de Paris frais, avec un chiffre d’affaires estimé à 50 M€ en 2026 (+ 16 % par an en moyenne depuis six ans) et plus de 450 salariés sur trois sites à Poilley (35), près de Fougères, Landivy (Mayenne) et Chaspuzac (Haute-Loire). Le résultat de plus de 40 M€ d’investissements dans l’outil de production, qui a aussi compté un site dans le Loir-et-Cher, liquidé fin 2023.

Augmentation de la production

Aujourd’hui, pour répondre à la hausse de la consommation, la société bretonne a besoin de produire plus et d’investir à nouveau. Pas facile, quand on a déjà déboursé des sommes considérables ces dernières années. C’est là que Fernhill Capital entre en jeu. « Nous n’avons pas de difficultés financières particulières, dans le sens où notre modèle est rentable, assure Fabrice Chapuzet. Mais pour investir, nous avions besoin de renforcer le bilan et de consolider la structure financière de l’entreprise ».

L’objectif de Lou Légumes d’ici deux à trois ans : passer de 12 000 tonnes de champignons produites par an (soit un quart de la production française) à 15 000. Cela passera par la montée en puissance des trois champignonnières et leur agrandissement, mais aussi par l’augmentation de la production de shiitakés et de pleurotes, deux variétés de plus en plus réclamées par les consommateurs.