Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass autonome (curl_cffi)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Le casque d'un soldat américain mort en 1944 en Bretagne reparaît à Marseille, une "surprise extraordinaire"

actu.fr · 10/08/2026 · ← revue

L’hommage au soldat Charles-William Dysko a eu lieu, 82 ans jour pour jour, plus tard, à Ploubalay (Beaussais-sur-Mer, Côtes-d’Armor) où drapeaux français et américains flottaient aux devantures des commerces, où les résidents de l’Ehpad étaient aux premières loges pour le défilé, où la fleuriste, sur le pas de sa porte, tenait un bouquet de fleurs tricolore.

Sa famille venue des Etats-Unis

Vendredi 7 août 2026, un défilé, rassemblant bénévoles de l’association Rance Mémory 39-45 et quelques privés avec Jeep et vêtements d’époque, un sonneur ouvrant la marche, des porte-drapeaux, et, dans le cortège, des membres de la famille de Charles-William Dysko, Bob et Rachel, qui avaient fait le déplacement des Etats-Unis pour cette occasion ; ou encore Emily Cintora, Consule des États-Unis pour le Grand Ouest. Un hommage poignant avec des rappels historiques effectués par Marc Bonnel et Alain Pichot du Mezeray, de l’association Histoire et Patrimoine du pays de Dinard-Rance-Emeraude, après les dépôts de gerbes au square portant le nom du jeune soldat.

Son casque réapparu dans une brocante

Un hommage au cours duquel le casque ayant appartenu à Charles a été présenté à la mairie, sous la photo souriante du jeune soldat de la 802e Compagnie. « J’ai eu une surprise extraordinaire à Marseille, lorsque j’ai posé mon regard sur un casque dans une brocante. Je l’ai acheté et décidé, en janvier dernier, de le regarder de plus près », raconte Bernard Pagès, passionné d’histoire et collectionneur de casques. J’ai alors trouvé un petit papier jauni, sur lequel il était marqué que le porteur de ce casque était évoqué dans un livre sur la libération de Ploubalay. Il plonge alors dans des recherches pour mettre un nom sur ce casque, prend contact avec Marc Bonnel et la petite histoire dans la grande se met en place. Un maillon de plus pour évoquer la mémoire de Charles-William Dysko.

Ces liens qui unissent France et Etats-Unis

« Tout ce que j’ai vu ce matin est la preuve vivante des liens qui unissent la France et les Etats-Unis, une alliance incroyablement pertinente, d’autant plus en cette année où nous avons fêté, le 4 juillet, nos 250 ans d’indépendance », a reconnu Emily Cintora. La consule a été rejointe dans ses propos par Eric Beaty, président du comité de jumelage Rennes-Rochester, et ceux de Chantal Bouloux, en sa qualité retrouvée de députée. « Au-delà de l’océan, nos deux nations sont liées par plus de deux siècles d’un destin commun. » Minute de silence, hymnes américain et français et remise de médailles de la commune, à Bernard Pagès, mais aussi à Bob et Rachel Dysko ont conclu cet hommage à la mémoire de Charles-William Dysko et, plus largement, à ceux qui sont tombés pour la liberté de la France. Philippe Orveillon n’a pas manqué de remercier tous ceux qui s’étaient mobilisés pour cette matinée hommage, dont les services techniques mais aussi Brigitte Soulary et Maryse Tiré, petite-fille de M. Pilard, pour l’organisation.

L’histoire de Charles-William Dysko

Né le 6 avril 1922 dans le comté de Nassau (New-York), Charles-William Dysko n’avait que 18 ans quand il s’engage dans la Garde nationale. Cela sera ensuite le 802e bataillon de Tanks destroyers avec lequel il arrivera et débarquera à Utah Beach le 6 juin puis le bataillon, sous le commandement du général Patton, s’installera près du rond-point de la Rougerais, sur la route menant à Ploubalay. La nuit du 5 au 6 août est marquée à Ploubalay par des évènements tragiques, avec des maisons incendiées. La population reçoit l’ordre d’évacuer, et un habitant y laissera la vie : Jean Bré, résistant, abattu à l’âge de 33 ans. Le lendemain, quelques éléments du 802e sont chargés de partir en reconnaissance. Dans les rangs, Charles Dysko. Tout est calme lorsqu’ils arrivent à la Ville-Colette, où sont cachés les Allemands qui tueront le jeune Américain. « C’est le fermier, M. Pilard, qui trouvera le corps de Charles Dysko et qui le mettra dans une charrette pour le ramener au poste de commandement. Beaucoup d’habitants de Trigavou arriv[èr]ent et ils amenèrent tellement de fleurs qu’on ne voyait plus que les bottes de Charles Dysko. » Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.