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La « maladie du rat » en hausse en Bretagne : voici ce qu’il faut savoir

Le Télégramme · 09/10/2026 · ← revue

C’est un risque sanitaire à prendre au sérieux. Le 18 septembre dernier, la commune de Betton, au nord-est de Rennes, a fait passer un message sur ses réseaux sociaux pour déconseiller la pratique de la pêche sur son plan d’eau en raison d’un risque lié à la leptospirose. Une maladie infectieuse, transmise par l’urine d’animaux infectés, qui s’attrape au contact direct de l’eau douce.

Contactée par Le Télégramme, l’ARS Bretagne a confirmé la réception d’un signalement, sans affirmer que la contamination était liée à la fréquentation de l’étang de Betton. « La personne concernée a été exposée à différents environnements (y compris hors région) au cours de la période compatible avec la contamination et l’origine exacte de celle-ci ne peut être déterminée », a précisé l’agence de santé.

La maladie du rat

Souvent surnommée « la maladie du rat », la leptospirose est une infection qui reste le plus souvent bénigne, mais qui peut parfois évoluer vers des formes graves, avec des atteintes rénales ou neurologiques. Ces formes sévères peuvent même être mortelles.

« Certains animaux, plus particulièrement les rongeurs, peuvent être porteurs de cette bactérie et contaminer l’eau à proximité de leur lieu de vie », indique l’ARS sur son site. « L’homme se contamine à son tour lors d’un contact avec cette eau souillée, lors d’une baignade ou de la pratique de toute autre activité nautique. Seules les eaux douces peuvent être concernées. »

Des cas en hausse en Bretagne

Au-delà de ce cas précis, la circulation de la maladie est en hausse au niveau régional. À la fin du mois de septembre 2026, l’ARS Bretagne enregistrait déjà 23 signalements confirmés de leptospirose, soit déjà autant que sur l’intégralité de l’année précédente. Un phénomène qui peut s’expliquer en partie avec le réchauffement climatique. Des températures plus chaudes favorisent la survie prolongée de la bactérie et allongent la période de transmission bien au-delà de la simple saison estivale.

À l’échelle nationale, Santé publique France ont recensé 562 cas sur l’ensemble de l’année 2025, majoritairement dans les territoires d’Outre-mer. Des contaminations qui avaient entrainé 380 hospitalisations, et causé la mort de six personnes.