« La fidélité et l’enthousiasme des festivaliers me marqueront pour toujours » : à Dinard, clap de fin pour la directrice du Festival du film britannique
Pour quelle raison avez-vous décidé de passer le relais ?
Je suis fermement convaincue que les métiers de la culture ont besoin d’être renouvelés et redynamisés. Même si l’on se croit objectif et que l’on prend conseil, les relations, les préférences personnelles et bien d’autres facteurs influencent inévitablement ces choix. C’est pourquoi j’estime qu’il est essentiel d’apporter de nouvelles perspectives. Concernant mes sept ans de mission, j’ai le sentiment d’avoir atteint mes objectifs : reconnaître le cinéma Irlandais aux côtés du cinéma britannique et faire oublier le stéréotype lié au cinéma britannique et irlandais. Ce n’est pas que du film social ou en costumes.
Quel meilleur souvenir garderez-vous de ces sept éditions ?
Il y a trop de beaux souvenirs parmi lesquels choisir. Mais si je ne devais en retenir qu’un, ce serait la fidélité et l’enthousiasme des festivaliers, qui me marqueront pour toujours. Le public du festival est fidèle, curieux, ouvert, prêt à tout regarder. C’est un public formidable, qu’il vienne de Dinard ou de bien plus loin.
En sept années vous avez changé beaucoup de choses, comme la mise en place des sections, mais le cinéma britannique et Irlandais a-t-il vraiment changé ?
Le monde du cinéma est en constante évolution. Depuis le passage du cinéma muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, du 8 mm au 16 mm, au 35 mm, au 70 mm et enfin à l’IMAX, et depuis que la pellicule a cédé la place au numérique… Tout a évolué et changé. La nouvelle génération de cinéastes a de nouvelles histoires à raconter, et cela vaut autant pour les films britanniques et irlandais que pour ceux du reste du monde. Mais il y a un vrai éventail de talents, de sujets, de façons de faire et de regarder le monde.
Comment décrire la programmation de votre dernière édition ?
« Cette année la sélection est très large. J’ai suivi 182 films et j’en ai visionné à peu près la moitié. Il y a une grande diversité de styles et d’histoires. Une réflexion sur l’histoire, la culture et l’identité. Des rires et des larmes. Des séances de questions-réponses, des ateliers des tables rondes et des salles de cinéma pleines à craquer ».
Quels vœux ou quels conseils formulez-vous à votre successeur et au festival en général ?
Avoir une vision claire du festival et restez fidèle à celle-ci.