L’hôpital de Vitré équipé d’une unité de décontamination en cas de « risque chimique, radiologique ou nucléaire »
Le centre hospitalier de Vitré (Ille-et-Vilaine) est désormais équipé d’une unité de décontamination hospitalière. Cette unité, dont le coût s’élève à 100 000 €, a été installée dans l’espace laissé libre par le déménagement de la blanchisserie à Montreuil-sous-Pérouse. Nous sommes ici dans l’ancienne chaufferie vapeur , explique Yann Lucas, directeur adjoint en charge des services économiques, logistiques et techniques au centre hospitalier de Vitré. Une tente, conçue par l’entreprise MFC International, a donc pris place dans le bâtiment situé à l’arrière de l’hôpital. En cas de nécessité, 25 victimes peuvent y être traitées par heure. Nous avons un premier point de rassemblement et de décontamination, puis les douches sous la tente et enfin le séchage. Les victimes peuvent se doucher seules ou, selon leur état, sur un brancard, aidées par des décontaminateurs. L’eau utilisée est ensuite recueillie et évacuée par un transporteur spécialisé.
Un équipement inauguré en mai
Financée par l’Agence régionale de santé Bretagne (ARS), cette nouvelle unité permet la prise en charge rapide et sécurisée de patients exposés à un risque chimique, radiologique ou nucléaire, tout en protégeant les professionnels de santé, les autres patients et les infrastructures hospitalières , souligne l’établissement vitréen. L’inauguration s’est déroulée en mai, dans le cadre des premières Journées territoriales des décontaminateurs organisées dans le territoire. Pendant deux jours, des professionnels hospitaliers et des partenaires institutionnels se sont retrouvés afin de partager leurs expériences, harmoniser leurs pratiques et participer à des ateliers techniques, ainsi qu’à des exercices de mise en situation. Les gendarmes étaient présents, par exemple, ou encore la police municipale, indique Yann Lucas. Au sein de l’hôpital, nous avons recruté une vingtaine de décontaminateurs dans les services supports (DRH…).