Jusqu’à neuf loups observés en Bretagne depuis 2022
La Bretagne n’a pas vu le loup pendant un siècle. Le dernier animal avait été abattu en 1913 dans les Côtes-d’Armor. Il a réapparu 109 ans plus tard, observé sur une vidéo captée par Bretagne Vivante dans la lande de Berrien, en Centre-Bretagne, le 4 mai 2022. Depuis, les signalements se sont multipliés. Les attaques de brebis et de bovins, également, jusqu’aux départements voisins des Côtes-d’Armor et du Morbihan. Des comités départementaux dédiés au loup se sont montés, en commençant par le Finistère, en 2022. Ils délimitent les zones d’éligibilité aux mesures de protection contre l’animal.
Seuls trois jusqu’à présent fixés dans le Finistère
En parallèle, une dizaine d’experts (naturalistes, vétérinaires), membres du Groupe mammalogique breton et de l’association Bretagne Vivante, documentent, depuis quatre ans, les déplacements des canidés au sein du « groupe loup », grâce à la science participative. « On sait aujourd’hui qu’au total, neuf loups mâles sont passés en Bretagne, renseigne le Sud-Finistérien Alain Jean. Mais seuls trois d’entre eux semblaient complètement cantonnés chez nous en mai 2026 : deux dans les monts d’Arrée et un dans le Sud-Finistère ». Le tout premier loup, photographié il y a quatre ans, est, semble-t-il, reparti. Un autre a été retrouvé mort à Langonnet (56), en avril 2024. Un quatrième, aperçu en forêt de Quénécan, entre Bon-Repos-sur-Blavet (22) et Guerlédan (22), le 18 janvier 2026, n’a pas été réaperçu depuis. Comme le rappelait, fin 2022, préfet national référent sur le loup, Jean-Paul Celet, « on a affaire à des loups en dispersion, qui quittent leur territoire pour aller en coloniser d’autres, à la recherche d’éventuelles partenaires. Et même si le biotope des monts d’Arrée paraît idéal et attractif, rien ne nous permet de dire si le loup s’y installera durablement, encore moins s’il peut s’y reproduire. Ici, comme ailleurs, il ne fera peut-être que passer ».