« Je serai le maire du quotidien » : ce qu’il faut retenir de la première rentrée médiatique de Stéphane Roudaut à Brest

Mercredi 23 septembre 2026, de 9 h 30 à 11 h, dans son bureau du quatrième étage de l’hôtel de ville, Stéphane Roudaut, élu maire de Brest à l’issue du second tour des élections municipales dimanche 22 mars, a tenu sa première conférence de presse dans le cadre de la traditionnelle rentrée médiatique. Seul face à une quinzaine de journalistes locaux de la presse quotidienne, hebdomadaire, spécialisée, des radios et télévisions (en présence cependant de quelques membres de son équipe). Voici les principaux points abordés lors de ce rendez-vous.
• L’offensive
« Toute transition, tout changement peut amener des craintes, des interrogations », a reconnu Stéphane Roudaut en faisant référence à la victoire de son équipe, classée divers droite, aux dernières Municipales, après 25 ans de gestion socialiste de la ville par François Cuillandre. « L’accueil que les agents de la Ville et de la Métropole nous ont réservé a été incroyable, bien au-delà de mes plus belles espérances. » Depuis son installation officielle samedi 28 mars, il rappelle avoir eu à gérer d’emblée, avec ses équipes, « les épisodes de la canicule, la grève à Bibus, des violences et coups de feu dans les quartiers, l’actualité autour de l’Arkéa Park… » Stéphane Roudaut dit fonctionner selon « une méthode assez simple : l’écoute des agents et des usagers. Cela demande peut-être plus de travail, d’être davantage sur le terrain. C’est exigeant mais ça donne des résultats. » Il rappelle aussi avoir lancé de grandes consultations dans le cadre de Brest au rendez-vous. « Pour se reconnecter au terrain et réinventer tous ensemble. » Autour de quatre grands chantiers que sont la culture, le sport, les temps de l’enfant et l’inclusion. « Plus de 20 ateliers vont être lancés d’ici la fin de l’année. » Le maire ajoute : « Être à l’écoute est une chose mais il faut également être présents. Je prends l’engagement de publier l’assiduité des élus. Et ceux qui seront absents sans motif (maladie ou représentation des collectivités) toucheront des indemnités moindres. » Stéphane Roudaut l’assure : « Je ne serai pas un maire bâtisseur, je souhaite que l’on passe d’une collectivité du schéma à une collectivité des plans d’action, que l’on passe du modèle de maire bâtisseur à maire du quotidien. Je veux investir le terrain, avoir des actions. Nous allons avoir un Brest au rendez-vous axé sur le quartier de Saint-Marc pour aller au-devant des habitants dans les prochaines semaines. Ensuite, nous ferons Lambézellec, Saint-Pierre… C’est notre projet Agora. » Pour le nouvel édile de Brest, « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt mais aussi ceux qui mettent le pied dans la porte. Le maire de Brest doit l’être à Brest, évidemment, dans les quartiers, mais aussi à Paris. Depuis le début de mon mandat, tous les 15 jours, je pars le dimanche soir pour Paris et reviens le mardi soir à Brest. Pour en deux jours et une dizaine de rendez-vous, défendre les dossiers brestois et finistériens : sécurité, office français de la biodiversité, gare, extension du tribunal, ANRU, UBO, hôpital… Jouer l’offensive parce que nous sommes loin de tout. Nous ne sommes pas dans les radars des ministres qui ne pensent donc pas forcément à Brest, c’est notre rôle de leur montrer que Brest est à part. »
• Sécurité
Lors de sa rentrée médiatique, Stéphane Roudaut, maire de Brest et président de Brest métropole, a évoqué la sécurité et fait le point sur la création de la police municipale. Notre article ci-dessous.
• Audit financier
Un audit financier et en cours, aussi bien pour la Ville que pour la Métropole, a confirmé le maire. « Toutes les collectivités en commandent un pour identifier les meilleures marges de manœuvre », justifie-t-il. « Nous aurons les conclusions en novembre. » Il met en avant un grand point d’interrogation concernant l’épargne à la Ville qui, selon lui, est « insuffisante ». Et pointe également « un fort endettement à la Métropole, avec une inquiétude majeure liée à l’augmentation du coût de Mon réseau grandit » (lire ci-dessous).
• Tram
La facture du projet Mon réseau grandit, à Brest, pourrait coûter plus cher que prévu. Des entreprises demandent une quarantaine de millions d’euros supplémentaires. Notre article ci-dessous.
• Les transitions
« Nous avons élaboré quatre plans d’actions », rappelle Stéphane Roudaut. Le premier concerne la transition bâtimentaire. « Nous avons 67 écoles publiques et une trentaine d’équipements de quartier et salles culturelles : moins d’un tiers correspond aux standards climatiques. Dans nos deux collectivités, nous disposons de 105 bâtiments achetés au fil du temps : certains n’ont aucune utilité. L’idée est d’en céder pour pouvoir, avec le fruit des ventes, investir dans les lieux d’accueil de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse, dans un premier temps. » Le deuxième est le plan arbres. « Nous avons revu la copie pour le square de la Tour d’Auvergne que nous allons revégétaliser avec 1 650 plants et arbustes et 30 arbres. Ce plan, c’est aussi la renaturation des cours d’école, le belvédère du Deuxième-Dépôt pour lequel on accélère avec la dépollution prochaine du site et un travail avec le quartier pour définir l’aspect paysager et arboré. Il n’y aura pas de construction lourde. » Le troisième est le plan eau, mené avec Eau du Ponant pour réaliser des économies et œuvrer pour la préservation de la ressource. « Nous sommes prêts à mener un débat à l’échelle du pays de Brest. » Le quatrième plan concerne les mobilités. « Pour les transports à l’échelle du pays, notre système n’est pas suffisamment performant. Nous travaillons beaucoup avec la Région et le pays. En Bretagne et ici, nous ne sommes pas bons en matière de covoiturage, par exemple. »
• Commerce
Pour accompagner le commerce à Brest, Stéphane Roudaut annonce davantage d’animations pour les fêtes de fin d’année. Et informe d’une probable reprise de Printemps. Notre article ci-dessous.
• Fêtes maritimes
L’ancien maire François Cuillandre avait décidé d’organiser les Fêtes maritimes tous les trois ans au lieu de quatre. Le nouveau n’est pas de cet avis. Et évoque des changements. Notre article ci-dessous. Stéphane Roudaut a conclu sa conférence de presse en annonçant qu’il ferait un nouveau point dans quelques mois, probablement en janvier 2027. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.