« J’aimerais bien travailler avec Daniel Day-Lewis ou Ken Loach » : les confidences de Thibault de Montalembert, juré du Festival du film britannique de Dinard
Être juré d’un festival, c’est un rôle qui vous plaît ?
Oui, ça me plaît beaucoup ! Déjà parce qu’on rencontre des gens. Au sein de ce jury, je ne connaissais qu’Amira Casar. En plus, quand on aime le cinéma, on voit de très belles choses.
Votre mère avait des origines irlandaise. Le cinéma britannique et irlandais fait donc partie de votre éducation ?
En fait, c’est mon grand-père qui était irlandais et qui est venu ensuite s’installer en France. D’autre part, j’aime beaucoup l’humour anglais. Les Monty Python, ça reste pour moi un must absolu. Les Britanniques ont une autre façon de voir les choses et ils ont surtout des acteurs formidables. On n’est pas des frères, mais on est cousins germains, avec des différences très enrichissantes.
Quels sont les films anglais qui vous attirent ?
Il y a « Goodmorning mister chance » avec Peter Selles, que je regarde assez souvent et aussi « Mac beth » d’Orson Welles que je vais jouer à Avignon l’été prochain. Et le Parrain que j’ai peut-être vu 50 fois.
Avec quel acteur ou réalisateur britannique aimeriez-vous tourner ?
J’ai envie de dire que c’est toujours le prochain projet qu’on vous propose qui est intéressant. Mais je ne vous cache pas que j’aimerais bien travailler avec Daniel Day-Lewis ou encore Ken Loach.
Vous avez déjà vu ici plusieurs films. Sans dévoiler vos préférences, quel est votre sentiment sur la qualité de la programmation ?
Il nous reste deux films à voir. Mais les trois premiers films que nous avons vus sont très intéressants, et très bien interprétés, dans des styles extrêmement différents.
Vous incarnez l’agent artistique Mathias Barneville, dans les quatre saisons de la série Dix pour cent. Qu’est-ce que cette série a changé dans votre vie ?
Beaucoup de choses ! Car comme ça a été acheté par Netflix, c’est le monde entier qui l’a vu. Et le film a trouvé rapidement un public. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à travailler avec les Américains et les Anglais… Et j’en suis très heureux.
Qu’est-ce qui vous a conquis dans ce projet ?
Franchement, je trouvais que c’était une idée formidable. Ça a mis 10 ans à se monter, car tout le monde disait à Dominique Besnehard, qui était au départ de cette histoire : « Mais qui veux-tu que ça intéresse ? » Alors que c’est comme au théâtre, on adore voir les coulisses. En plus c’était très bien écrit. C’est tendre, c’est drôle mais ce n’est jamais méchant.