Revue de presse

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INFO OUEST-FRANCE. Pénurie d’eau et sécheresse : la totalité de l’Ille-et-Vilaine passe en crise

Ouest-France · 13/08/2026 · ← revue

Le constat est sans appel. Ce jeudi 13 août 2026, une nouvelle réunion du Comité de gestion de la ressource en eau (CGRE) s’est tenue en préfecture d’Ille-et-Vilaine. La quatrième depuis le début de l’été. C’est notre cellule de crise en matière d’eau et de risque sécheresse que l’on réunit autant que besoins explique Marie Argouarc’h, secrétaire générale de la préfecture d’Ille-et-Vilaine et sous-préfète de Rennes. Ce comité réuni différents services de l’État, des représentants des collectivités territoriales, des agriculteurs, du monde industriel, des producteurs et distributeur d’eau potable et des usagers. Liste non exhaustive. Une quarantaine de personnes y ont assisté.

« 55 % des cours d’eau à sec »

On a fait un point sur la situation, à la fois en matière d’eau potable et sur l’état des cours d’eau dans le département. En somme, une radiographie la plus complète de la situation de l’eau en cette période où les canicules s’enchaînent. À l’issue le verdict est tombé. On a pris la décision collective d’un passage en crise pour l’ensemble du département de l’Ille-et-Vilaine. Une mesure qui, selon la représentante de l’État, s’imposait au vu de la situation. Un chiffre qui l’illustre : 55 % des cours d’eau vérifiés par les services de l’office français de la biodiversité (OFB) sont à sec. Et surtout, ce ne sont plus seulement les secteurs de Saint-Malo et de sud de l’Ille-et-Vilaine qui sont dans le rouge mais bien l’ensemble du département.

« Les industriels vont devoir baisser de 25 % leur consommation d’eau »

Alors quelles sont les conséquences de ce passage en crise ? Nous allons, dès ce vendredi, publier des arrêtés préfectoraux qui impliquent des restrictions dans l’usage de l’eau. À la fois pour les particuliers avec l’interdiction de remplir les piscines, de laver ses voitures, d’arroser la pelouse mais aussi pour les collectivités et les industriels et les agriculteurs. Des mesures avaient déjà été prises précédemment mais elles sont renforcées. Les industriels vont devoir baisser de 25 % leur consommation d’eau et l’irrigation des cultures sera aussi limitée, voire interdite. Plus question non plus d’arroser les terrains de sport, de laver les sols des villes. Les contrôles seront aussi renforcés pour s’assurer que ces mesures soient bien respectées . Plusieurs dizaines ont déjà été effectuées depuis le début de l’été.

« Chaque geste compte »

Mais Marie Argouarc’h insiste aussi beaucoup sur la prise de conscience collective. Tout le monde doit prendre conscience des bonnes pratiques en matière d’utilisation de l’eau. Il faut limiter l’eau que l’on utilise au quotidien quand on prend sa douche, quand on fait des repas… Parce que l’eau est, aujourd’hui, devenue une ressource rare dans ce département. Chaque geste compte. Et d’ajouter : Nos ressources en eau baissent rapidement. Tout comme les réserves que l’on avait dans nos barrages. Il y a une vraie nécessité de faire très attention à cette eau et donc de la réserver pour les usages essentiels et indispensables. Pas pour les loisirs. D’autant que les prévisions météorologiques des prochaines semaines ne sont pas optimistes et les pluies capables d’améliorer la situation ne semblent pas au rendez-vous. Une situation qui touche aussi les autres départements bretons.