Revue de presse

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« Ils sont entrés et ont mis le feu » : ce lycée de Rennes saccagé dans une flambée de violences urbaines [Vidéo]

Le Télégramme · 30/09/2026 · ← revue

Peu avant 8 h, alors que des feux de poubelle avaient été allumés devant l’établissement, profitant de l’ouverture du portail pour des livraisons, plusieurs dizaines de jeunes se sont engouffrés dans l’établissement. « Ils sont entrés et ont mis le feu », résume une élève. L’accueil, l’infirmerie, le foyer et la cantine ont été méthodiquement saccagés. Retranchée à l’intérieur, l’infirmière est en état de choc. Le montant des dégâts se chiffre à plusieurs dizaines de milliers d’euros. De source proche du dossier, une partie des jeunes ayant commis les dégradations ont été identifiés comme étant scolarisés dans ce lycée professionnel du nord-ouest de Rennes.

Le chaos s'est étendu aux parkings voisins. Une vingtaine de véhicules ont été dégradés — pare-brise brisés, rétroviseurs arrachés — et une voiture a été retournée. Tentant de s'interposer alors que des manifestants emportaient des poubelles, un employé du CHU de Pontchaillou voisin a été roué de coups. Une lycéenne asthmatique a également été prise en charge, inconsciente après des jets de gaz lacrymogènes. Sur des vidéos diffusées entre élèves, que le Télégramme a pu consulter, un mineur apparaît brûlé en tentant d’allumer un feu, tandis que deux autres sont violemment lynchés par des manifestants.

« On a atteint un niveau de violence envers nous jamais égalé à Rennes »

Dépêchés sur place, les pompiers ont été directement pris à partie. Ils ont dû utiliser leur lance pour se dégager en attendant le secours des policiers et se sont retranchés dans le lycée. « On a atteint un niveau de violence envers nous jamais égalé à Rennes », glisse un secouriste. Un constat partagé par sa hiérarchie : « Nous sommes pris pour cible par les jeunes, c’est déplorable et inadmissible. On peut manifester sans agresser les services de secours », s'indigne le colonel Mathieu Malfait, directeur adjoint du Sdis 35.

Face à la détérioration de la situation à Rennes, où quatre autres lycées ont été bloqués (Jean-Jaurès, Louis-Guilloux, Mendès-France, Bréquigny et Jean-Macé), la compagnie de CRS 82 a été appelée en renfort depuis Nantes. À 13 h, le bilan policier faisait état de sept interpellations sur l‘ensemble de l’agglomération rennaise. La région Bretagne doit désormais remettre en état et sécuriser le site dans les plus brefs délais.