Revue de presse

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« Il y a moins de voitures, c’est mieux » : face au Rennes bashing, ces habitants défendent leur ville

Le Télégramme · 14/09/2026 · ← revue

Rennes est-elle vraiment une ville à fuir ? Le 23 juillet 2026, le Télégramme publiait un appel à témoignages pour répondre à la question : « Avez-vous renoncé à venir à Rennes en dehors du travail ? » Le 4 septembre, nous avons donc dévoilé les réponses de nos lecteurs dans un article intitulé : « C’est devenu la ville à fuir » : pourquoi ces habitants de la périphérie boycottent le centre-ville de Rennes. Une publication qui a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Et parmi ces réactions, des Rennais installés depuis plusieurs années ont pris la défense de leur ville de cœur.

Une ville en évolution

Dans notre appel à témoignages, les personnes ayant répondu Non ont argumenté leur choix de ne plus venir à Rennes principalement pour des raisons d’accessibilité et de sécurité. Mais pour André, Rennais depuis 30 ans, se balader dans le centre-ville de la capitale bretonne « jusqu’à 22-23 h » ne pose « aucun problème ». « Je prends régulièrement le métro jusqu’à Italie et je ne me suis jamais senti en insécurité. Rennes, ce sont ceux qui ne connaissent pas qui en parlent le mieux », rétorque l’habitant. « Fuir Rennes » est une formule osée pour certains internautes qui décrivent la ville comme « extra-vivante et dynamique ». Pour les habitants de longue date, la métropole bretonne s’est transformée de façon positive : « La ville est plus belle, respirable et sécurisée à vélo », soutient Patrick. L’offre de transports en commun est un atout pour la ville : « Vélo, bus, métro avec parkings relais, je ne vois pas le problème. Il y a moins de voitures, c’est mieux en ville », commente un internaute sur Facebook. « Ça fait 20 ans que j’habite à Rennes et je n’ai jamais eu de souci, nuance François. L’offre des transports a évolué. Elle est coûteuse mais je pense que cela dépend plus du salaire de chacun. La ville parfaite n’existe pas. »

« Dynamique culturellement et socialement »

Pour d’anciens Rennais, y revenir n’est pas une corvée. « Après près de 20 ans passés à Rennes que j’ai quitté en 2021, j’y reviens trois à quatre fois par an avec toujours autant de plaisir, témoigne Emilie. Pour l’accès au centre-ville, et plus généralement côté transports, c’est très bien desservi. La ville a pris un virage il y a une dizaine d’années, avec une population qui a énormément augmenté et avec des changements qui peuvent déstabiliser, mais elle reste très dynamique culturellement et socialement. »

Beaucoup de critiques viennent de personnes qui connaissent assez peu la ville

Stéphane, qui a connu Rennes dans les années 70 - 80, revient dans la capitale bretonne « toujours avec plaisir ». « Maintenant, le centre-ville est piéton et beaucoup plus agréable que dans ma jeunesse. Même place de la Mairie il y avait des voitures et des bus à cette époque ». Face aux critiques extérieures, les Rennais montrent un attachement à leur ville qui souffre d’une mauvaise image. « C’est dommage de la réduire à ses aspects négatifs surtout quand beaucoup de critiques viennent de personnes qui connaissent finalement assez peu la ville », regrette Emilie.