Il veut moderniser les casernes : qui est le nouveau patron des 1 670 gendarmes d’Ille-et-Vilaine ?
Arrivé le 1er août à Rennes, le nouveau patron du groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine prendra officiellement son commandement ce mardi 29 septembre. À la tête de 920 militaires et de 750 réservistes, cet officier venu de l’est de la France affiche un parcours atypique. Grenoblois de naissance, imprégné de culture montagnarde, il a fait ses premières armes dans l’armée de Terre, de la cavalerie à Saumur jusqu’aux unités alpines, sans oublier un passage de deux ans au sein de la Légion étrangère à Calvi.
C’est en 2010 qu’il fait le choix d’intégrer la gendarmerie. « Ce que j’aime, c’est la protection de la population, au quotidien, en contact direct. Je le retrouvais moins dans l’armée. Ce qui m'anime, ce sont les relations humaines nouées à travers mon métier. Des relations de confiance en interne comme en externe avec toutes les personnes avec lesquelles nous sommes amenés à travailler, les élus, les journalistes, les habitants. »
À bientôt 48 ans, le Grenoblois a déroulé une carrière opérationnelle solide : quatre ans aux commandes de la compagnie de Rezé (2018-2022), trois ans à la tête d’un groupement de gendarmerie mobile montagne à Chambéry, et une succession d‘engagements sur le terrain, de la Guyane à la Nouvelle-Calédonie en passant par Mayotte ou le dispositif de sécurité déployé pour la visite du Pape en Corse.
La surveillance des axes routiers renforcée
Sur la feuille de route du militaire, une priorité s’impose d’emblée : la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le colonel rappelle que le prix de la drogue chute et qu’elle est couplée à une mutation rapide des méthodes de distribution, désormais tirées par la numérisation des échanges et les livraisons. Pour couper les flux qui alimentent l’agglomération rennaise, un Groupe Local de Contrôle des Flux (GLCF) verra le jour le 1ᵉʳ novembre afin de renforcer le maillage judiciaire sur les grands axes routiers.
Autre dossier sensible : le traitement des violences sexuelles sur mineurs. L’activité s’y intensifie pour purger le flux des procédures sans délaisser la présence sur le terrain. Dans cette optique de proximité avec les habitants et les élus, le dispositif s’appuie également sur la Brigade Territoriale Mobile (BTM). Basée à Chartres-de-Bretagne, l’unité réunit six militaires engagés sur 37 communes du bassin rennais. Leur mission est claire : assurer des permanences régulières dans les localités dépourvues de caserne.
Moderniser les casernes
Ce que note avec enthousiasme le militaire c’est « la qualité du dialogue » qui existe en Ille-et-Vilaine entre la gendarmerie, la police, les douanes, le parquet et la préfecture. Enfin, l’officier place le parc immobilier de la gendarmerie au cœur de ses préoccupations. « Moderniser les casernes » demeure à ses yeux indispensable pour garantir un accueil digne du public et des victimes, tout en préservant l’attractivité du département pour les familles de gendarmes.