Revue de presse

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« Il ne s’agit pas de jouer les cow-boys » : cette commune d’Ille-et-Vilaine veut armer sa police municipale

Le Télégramme · 13/09/2026 · ← revue

Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, envisage d’armer sa police municipale face à la hausse de la violence. Le maire souhaite un débat avant une décision, tandis que les oppositions prônent un référendum des médiateurs de rue. Après Chantepie, Vern-sur-Seiche va-t-elle aussi armer sa police municipale ? Interrogé par nos confrères de Ouest-France, le maire de la commune du sud de Rennes a affirmé réfléchir à la question. « Je pense qu’il est tout à fait normal d’armer la police municipale car elle est aujourd’hui en insécurité complète », a-t-il confirmé au Télégramme. Mais l’élu divers droite ne veut pas prendre cette décision seul. « Je souhaite organiser une concertation avec le conseil municipal, en incluant la majorité et l’opposition. Le pouvoir de police m’appartient, mais je souhaite un consensus sur cette question. Pas imposer cette mesure de manière frontale. » Une réunion avec l’ensemble des élus et les policiers municipaux est prévue courant septembre.

« On envoie des agents des policiers municipaux s’interposer les mains vides »

Pas favorable à équiper ses agents au début de son premier mandat, en 2020, l’édile affirme avoir été convaincu « en raison de la montée de la violence à Rennes. Une violence qui se déporte dans nos communes de première couronne. On constate une hausse des violences physiques et verbales, mais aussi des vols. On a enregistré par exemple 35 cambriolages d’habitations rien que sur le mois d’août ». Please close pop-out player to resume playback. video playing

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Une augmentation de la violence qui doit, selon lui, s’accompagner d’un renforcement de l’équipement de ses agents. « Aujourd’hui, on envoie des agents s’interposer les mains vides en comptant uniquement sur la persuasion verbale. Or, l’arme est avant tout un outil de prévention et de persuasion, il ne s’agit pas de jouer les cow-boys. » « Armer la police municipale ne permet pas de régler les difficultés sur la commune » Cette perspective n’enchante pas Sonia Arena, du groupe d’opposition d’union de la gauche « Vern demain ». « On n’est pas du tout ouverts à cette éventualité. Pour nous, armer la police municipale ne permet pas de régler les difficultés que nous avons sur la commune, comme les violences intrafamiliales, l’usage de stupéfiants ou la délinquance routière ». Si cette proposition devait être étudiée au conseil municipal, « on voterait contre. Nous sommes plus favorables à la proposition qui avait été faite par la majorité d’avoir des moyens humains supplémentaires, notamment un médiateur de rue, de façon à aller vers la population et faire davantage de prévention ». Dans les rangs du groupe « Bien vivre à Vern » le conseiller municipal Thierry Martineau affirme, lui, « ne pas faire d’opposition de principe sur cette question, même si je n’y suis pas favorable à titre personnel car nous sommes une commune de 8 000 habitants. L’armement de la police municipale n’était d’ailleurs pas dans le programme du maire ». Mais l’élu d’opposition issue de la gauche sociale-démocrate souhaite « l’organisation d’un débat public avec la population pour l’informer » et « un référendum local ». « Le maire souhaite un échange uniquement avec les oppositions municipales. Je souhaite aller au-delà car la sécurité est un sujet important qui ne doit pas être conflictuel. Tous les Vernois doivent en discuter, ensemble ». Cesson-Sévigné et Saint-Grégoire ont armé leur police municipale, Chantepie va le faire Sur le territoire de Rennes métropole, d’autres communes ont fait le choix d’armer leur police municipale. Cesson-Sévigné équipe ses agents depuis 1978, et Saint-Grégoire depuis 2017. À Chantepie, le maire Grégoire Le Blond a entériné l’armement de la police municipale le 29 juin lors du conseil municipal, à la faveur d’une modification du budget principal. À Rennes, l’équipement en arme létale pour les policiers municipaux agite toujours la classe politique et ce, alors que la ville compte plus d’une vingtaine de points de deal et que les règlements de compte à l’arme à feu sont fréquents. Lors d’un entretien à La Rennes politique, l’émission politique du Télégramme, pendant la campagne des municipales, la maire Nathalie Appéré a cependant précisé que « l’équipement de la police municipale est fonction de ses missions. Aujourd’hui, ses missions ne requièrent pas l’armement létal. Pour autant, s’il devait y avoir une transformation de ses missions, alors nous serions pragmatiques et nous regarderons ».