« Il faut sauver les usines que nous avons sur le territoire » : l’industrie bretonne se donne rendez-vous à Saint-Malo
Plus de 700 participants sont attendus ce 13 octobre, à Saint-Malo, pour la 11e édition de l’Open de l’industrie. Un rendez-vous devenu incontournable pour l’industrie bretonne, organisé par Breizh Fab, dispositif régional d’aide aux PME industrielles. Productivité, rendez-vous d’affaires, défense… Cette année, les industriels bretons ont prévu de plancher sur de nombreux sujets, dans un contexte économique compliqué. « Il y a des signes d’inquiétude, note Stéphane Deschamps, président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Bretagne. On sent des difficultés. Le moral des décideurs n’est pas bon. Tout le monde a un peu le pied sur le frein. »
6 000 à 8 000 recrutements par an
La fédération réunit des entreprises de secteurs aussi variés que le machinisme agricole, l’électronique ou le drone. « Nous allons de l’espace au sous-marin. En Bretagne, nous représentons 2 200 établissements et 62 000 collaborateurs », explique-t-il. Une cartographie variée, avec des entreprises de toutes les tailles : « 90 % de nos adhérents ont moins de 25 salariés », ajoute David Duval, directeur délégué de l’UIMM. L’objectif pour l’organisation à travers ce genre d’événement est de continuer à aider le tissu industriel du territoire à se développer. « Il faut sauver les usines que nous avons sur le territoire. De 2019 à 2025, nous avons créé des emplois dans notre branche », poursuit Stéphane Deschamps. Entre ces créations d’emplois et les départs à la retraite, les besoins en main-d’œuvre restent importants : « Entre 6 000 et 8 000 recrutements par an, à 90 % en CDI », détaille-t-il. Soudeur, technicien de maintenance, usineur… « Chaque année, plus de 1 000 postes ne sont pas pourvus en Bretagne faute de candidats. Mais c’est la première année depuis longtemps que les inscriptions en bac pro progressent sur ces métiers-là. Quelque chose est en train de bouger sur l’attractivité de nos métiers. Est-ce l’effet de l’intelligence artificielle ? », s’interroge Stéphane Deschamps.