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« Il faut que Dinard défende sa souveraineté énergétique » : l’idée de la thalassothermie refait surface

Ouest-France · 01/10/2026 · ← revue

C’est l’un des chantiers phares des Sables-d’Olonne. La commune balnéaire de Vendée travaille depuis plusieurs années sur la création d’un réseau de thalassothermie afin de chauffer des bâtiments communaux grâce à l’eau de mer.

En Ille-et-Vilaine, Dinard pourrait-elle faire la même chose ? L’ancienne maire de la commune, Martine Craveia-Schütz, avait tenté, en vain, de pousser la majorité à étudier la question en 2025. Le maire, Arnaud Salmon, avait alors écarté le sujet. Lors du conseil municipal du 23 juin 2025, l’édile avait estimé que le coût du projet, environ 8 millions d’euros selon certaines estimations, était trop important pour les finances de la cité.

« Le système le plus vertueux »

Fin de l’histoire ? Eh bien non. Car, toujours en 2025, la Ville a confié au Syndicat départemental d’énergie (SDE35), la réalisation d’une étude de faisabilité réseau de chaleur sur la zone sud de la commune et d’une étude d’opportunité sur le secteur ouest, a mis en lumière une délibération, présentée au conseil municipal qui s’est déroulée ce mercredi 30 septembre 2026. Ces études ont montré le potentiel favorable de développement d’un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables et de récupérations. À ce jour, l’hypothèse de travail issue des différentes faisabilités est un scénario élargi qui prévoit 18 sous-stations intégrant, entre autres, la future piscine du Cosec, le futur hôpital Gardiner, ou encore le collège et le lycée hôtelier.

L’investissement est estimé à 8,7 millions d’euros et dans ce cadre, une solution alternative est en cours d’étude : la thalassothermie par drainage des plages. C’est après des rendez-vous techniques avec des ingénieurs que l’idée nous a séduits. C’est le système le plus vertueux, confie Arnaud Salmon, le maire. Si cela n’est pas possible, nous mettrons en place une chaudière biomasse bois avec de la revalorisation de déchets verts.

Des tests sont en cours

Dans un premier temps, la compétence « réseau de chaleur urbain » a été créée et transférée dans la foulée au Syndicat départemental d’énergie, qui gère déjà l’électricité et le gaz au sein de la commune. C’est un projet qui va s’autofinancer à travers le SDE35 qui va choisir un délégataire et qui va s’engager sur des prix de vente de l’énergie qui pourront amortir les travaux lourds qui seront nécessaires, ajoute le maire.

Ces derniers jours, la société Eco plage était présente dans la cité et des tests de faisabilité de la thalassothermie ont été réalisés plage de l’Écluse et plage de Saint-Enogat. Nous aurons les résultats dans un mois, annonce Frédéric Sohier, adjoint en charge des espaces publics.

On souhaite contribuer à la baisse des gaz à effet de serre, plaide le maire. Trop de bâtiments communaux fonctionnent au gaz, il faut que Dinard, à son échelle, défende sa souveraineté énergétique.