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Désaturer les trains et mieux les combiner avec le vélo : les priorités de rentrée de la Région Bretagne

Le Télégramme · 05/09/2026 · ← revue

1 La hausse du cadencement des trains fait-elle ses preuves ? Les usagers des TER BreizhGo disposent de vingt-quatre trains supplémentaires par jour dans l’étoile rennaise depuis 2024, et quatorze au sud de la Bretagne depuis un an. Avec quels effets mesurés ? « Un cadencement plus soutenu, c’est une incitation à prendre le train. Le renfort d’offre participe à la hausse de la fréquentation des TER, de + 8 % de janvier à juin par rapport au premier semestre 2025, après + 60 % entre 2019 et 2025 », répond Michaël Quernez, vice-président aux mobilités et au climat à la Région Bretagne.

2 Un gain de 6 000 places par jour sur le réseau TER BreizhGo

« Les gens ont un appétit de train, à condition qu’ils puissent y monter. C’est la raison pour laquelle nos neuf nouvelles rames, qui disposent de 475 places (NDLR : de 141 à 260 de plus que les autres TER), vont d’abord être utilisées pour désaturer les flux de voyageurs aux heures de pointe », assure l’élu. Un gain de 6 000 places par jour sur le réseau TER BreizhGo. Quant à la nouvelle accélération de l’offre, différée pour des raisons de coûts d’exploitation des trains, elle se concrétisera, à partir de septembre 2027, par la circulation de vingt-neuf trains de plus, par jour, entre Brest et Lamballe et quatre entre Vannes et Quimper (après les 17 depuis 2025).

3 Les vélos BreizhGo inclus dans la mobilité des voyageurs

Selon Michaël Quernez, le succès du train passe aussi par « le moins de rupture possible dans la chaîne de mobilité des voyageurs ». « Avec les collectivités locales, on doit être bon dans les correspondances des transports et dans les aménagements autour des gares. On ne pourra pas faire des parkings à l’infini. Il faut convaincre ceux qui vivent à deux, trois ou quatre kilomètres de la gare que la marche ou le vélo sont des modes à pousser pour la santé et le climat », insiste-t-il. La Région Bretagne a commencé à livrer 50 vélos pliants (45 € les trois mois) à des usagers qui les ont réservés. Elle déploiera, à partir du 18 septembre, des vélos à assistance électrique (5 € pour une période max de douze heures) dans une douzaine puis une quinzaine de gares (*), en complément de services locaux. « Nous irons plus loin si besoin », certifie l’élu. La collectivité va continuer à aménager des places vélos dans les TER, pour passer de 889 au plafond d’un millier en 2030. « Ça reste une partie de la réponse, parce que ça mange des places assises. Mais, c’est à conforter pour répondre aux demandes des Bretons et des touristes qui viennent dans la région », signifie Michaël Quernez. Entre le 1er mai et le 16 août, pas moins de 64 000 réservations vélo ont été enregistrées dans les TER. Un bond de 10 % par rapport à la même période de 2025. Le service se poursuit jusqu’au 27 septembre.

4 La mutualisation des coûts avec d’autres régions

Si la majorité des TER BreizhGo sont électriques, trente disposent encore de moteurs thermiques. Ils vont passer au carburant B100, d’ici à juin 2027, ce qui permettrait de réduire de 60 % leurs émissions de CO2. Pour autant, la Bretagne n’a pas intégré un club de cinq régions engagées dans une expérimentation de TER à batteries. « Nous allons suivre cela de près, le B100 n’est qu’une étape de décarbonation. C’est l’occasion de dire que nous collaborons beaucoup entre régions. Nous allons bientôt rejoindre une société publique locale pour mutualiser, avec d’autres régions, les achats et la maintenance de trains dans la perspective de l’ouverture à la concurrence en 2032-2033 », indique Michaël Quernez. * Vannes, gare maritime de Lorient, Quimperlé, Quimper, Morlaix, Carhaix, Pontivy, Lamballe, Fougères, Vitré, Redon et Bruz, puis gare SNCF Lorient, Guingamp et Lannion.