Revue de presse

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« Ce n’est pas ce que laissaient entendre les modèles » : la Bretagne va devoir s’armer de patience avant un retour bénéfique de la pluie

Le Télégramme · 27/10/2026 · ← revue

Cela faisait longtemps… La Bretagne a été copieusement arrosée ces derniers jours. La succession des tempêtes Austen et Boelo ont, en effet, permis de faire tomber des cumuls notables sur la région, avec notamment 94 mm entre jeudi et dimanche à Brennilis (29), 51 mm à Brest ou 37 mm à Saint-Malo (35). Un répit vertueux pour des sols largement asséchés ces derniers mois, mais toujours insuffisant à l’heure où des conditions météo n’arrangeront rien à une situation hydrique encore tendue.

La pluie va à nouveau se faire désirer

Car il y a un hic : depuis ce mardi, un anticyclone navigue au large à l’ouest de la France. « Sa remontée sur l’Europe de l’Ouest est provoquée par une légère activité cyclonique générée par la tempête subtropicale Joséphine, longeant actuellement la côte nord-est des États-Unis », décrypte Maël Boizard, prévisionniste chez Météo Bretagne. « Un blocage de cet anticyclone va s’opérer entre les îles britanniques et l’Europe du Nord ».

Ce système météo pourrait ainsi faire persister en Bretagne des conditions sèches et plutôt douces « jusqu’au week-end des 7 et 8 novembre ». Selon le météorologue, « on ne prévoit pas de précipitations concrètes avant ces dates-là. Autrement dit, pas de journées cumulant minimum 5 mm de pluies ». Le mercure restera de saison, avec des valeurs moyennes fraîches au petit matin, parfois 2 °C à 8 h dans l’est de la région, et remontant à 13-15 °C l'après-midi. Le ciel sera un cocktail composé d’éclaircies et de quelques passages nuageux.

Forts cumuls espérés vers la fin novembre ?

« Ce phénomène anticyclonique n’est pas surprenant en tant que tel, pour la période. À l’automne, les ouragans sur l’Atlantique Ouest ont tendance à renforcer les anticyclones par chez nous », souligne Maël Boizard. « Là où ça étonne, c’est que ce n’est pas ce qu’avaient laissé entendre les modèles saisonniers de prévision à plus long terme. Ceux-ci entrevoyaient une période plus humide, riche en précipitations, en novembre ».

La deuxième partie du mois sera donc scrutée de près. « La situation des nappes phréatiques bretonnes est encore très tendue. Il faut davantage que les cumuls tombés sur cette séquence de tempêtes pour un retour à la normale », analyse le prévisionniste. « Il ne faudrait pas à nouveau des périodes sèches comme cela. Les sols, pour se recharger, demandent davantage de précipitations actives, et de manière plus régulière. Pas de petites averses de temps à temps ».