Blocage des lycées : à quoi faut-il s’attendre ce jeudi à Rennes ?
Depuis deux jours, les lycées rennais sont pris par des débordements violents en marge de manifestations et de blocages. Mardi, le lycée Bréquigny a été pris pour cible. Puis, les lycées Jean-Jaurès et Coëtlogon ont subi le même sort ce mercredi 30 septembre. Ce dernier a notamment été le théâtre de violences urbaines.
Des évènements qualifiés de « particulièrement graves » par l’académie de Rennes. « La Rectrice, le secrétaire général de l’académie et le DASEN d’Ille-et-Vilaine s’y sont rendus pour constater les dégradations et soutenir les équipes », indique le Rectorat qui précise qu’une cellule d’écoute a été mise en place dans l’établissement. « Le site est sécurisé avec une vigilance maintenue en raison de mobilisations encore possibles », assure l’académie.
Rennes 2 au soutien des lycéens
Rennes se dirige donc vers une troisième journée de contestation aux abords des établissements scolaires. Au niveau national l’Union syndicale lycéenne appelle à une convergence des luttes avec les étudiants et à un « acte deux », jeudi 1er octobre. Un mouvement qui devrait être suivi à Rennes. Un blocus de l’Université Rennes 2 a débuté ce mercredi après-midi et une assemblée générale s’est tenue dans la foulée sur le campus pour accompagner la mobilisation lycéenne.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux appels à la mobilisation circulent pour revendiquer « un lycée plus juste, plus égalitaire et une vraie égalité des chances » mais aussi « plus de moyens pour les élèves et les personnels ». Au moins sept lycées rennais sont concernés par un appel au blocage : Mendès-France, Bréquigny, La Salle, Charles Tillon, Frédéric Ozanam à Cesson-Sévigné, Joliot-Curie, Jeanne d’Arc et Chateaubriand. Pour ces trois derniers lycées, un regroupement est annoncé au métro Joliot-Curie pour ensuite rejoindre une mobilisation au lycée Bréguigny.
Néanmoins, les cours sont maintenus dans l’ensemble des établissements scolaires, jeudi 1er octobre. « Les élèves seront accueillis dans leurs établissements, indique le Rectorat. Les services académiques restent mobilisés aux côtés des chefs d’établissement avec pour priorité la protection des personnels et des élèves et le maintien d’un climat d’apprentissage apaisé. »