Revue de presse

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Aucune dégradation, aucun blessé : près de 3.000 manifestants dans les Côtes-d'Armor

Les Échos · 08/10/2026 · ← revue

Mardi 6 octobre, près de 3.000 personnes ont manifesté dans sept communes des Côtes-d'Armor, selon le décompte de la préfecture. Saint-Brieuc a réuni le plus gros cortège, avec 1.450 manifestants, dont 550 lycéens. À Lannion, 700 personnes ont défilé, parmi lesquelles 400 lycéens et 120 étudiants. Le mouvement a également rassemblé 350 personnes à Guingamp, dont 150 lycéens, 255 à Lamballe-Armor, 150 à Dinan, 70 à Loudéac et 30 à Paimpol. Enseignants, parents d'élèves, syndicats et militants politiques ont également rejoint la mobilisation. Aucune dégradation n'a été signalée et aucun blessé n'a été recensé parmi les manifestants, les lycéens ou les forces de l'ordre, selon la préfecture. À Saint-Brieuc, des heurts ont toutefois éclaté aux abords du lycée Freyssinet.

Tentatives de blocage

Le mouvement avait démarré dans les lycées le 1er octobre. Cette première journée avait réuni 2.400 manifestants dans le département. Le lendemain, ils étaient encore 1.865. Des tentatives de blocage avaient été menées dans plusieurs établissements, notamment à Saint-Brieuc, Lannion et Lamballe-Armor. Les deux journées avaient également été émaillées d'incidents : feux, dégradations et jets de projectiles contre les forces de l'ordre. Vingt-neuf personnes avaient été interpellées au total. Face à ces incidents, les forces de l'ordre avaient fait usage de moyens lacrymogènes aux abords de plusieurs lycées.

La réponse des forces de l'ordre fait débat

Cette réponse fait depuis l'objet de critiques. Plusieurs syndicats et organisations politiques dénoncent une réponse qu'ils jugent disproportionnée. SUD Education 22 réclame ainsi la fin des poursuites contre les lycéens interpellés et dénonce une « répression » de la mobilisation. La fédération costarmoricaine du Parti socialiste soutient la mobilisation des jeunes sur les questions d'éducation, citant notamment les classes chargées, le manque de personnels et les difficultés de remplacement. Elle condamne toutefois les violences et les dégradations. À droite, le député Corentin Le Fur demande au gouvernement d'inscrire rapidement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale sa proposition de loi dite « casseur-payeur », estimant que le droit de manifester ne saurait justifier les dégradations.

Stéphanie Bescond