Revue de presse

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Ambulanciers bretilliens partis en renfort pour porter secours sur les feux de Gironde, « on est les oubliés »

Ouest-France · 01/08/2026 · ← revue

Dans la nuit du 24 au 25 juillet 2026, Nicolas Belloir et Noëline Coudrais, ambulanciers et chefs d’entreprise basés à Guichen (Ille-et-Vilaine) ont interrompu leurs vacances pour partir en Gironde auprès des sinistrés : C’est l’Association des transports sanitaires urgents (ATSU) du département en lien avec le Samu et l’Agence régionale de santé (ARS) qui nous a mobilisés. On a été déclenchés vers minuit. On est partis en convoi jusqu’au poste mobile avancé du parc des expositions de Bordeaux. Sur place, les quatorze ambulanciers avec leurs sept véhicules ont réalisé une trentaine d’évacuations. On a emmené des résidents d’Ehpad à Angoulême, sur l’île de Ré, Bayonne, Poitiers, des trajets de 50 à 300 km pour mettre les patients en sécurité. D es ambulances de toute la France ont prêté main-forte. Ils saluent l’élan de solidarité sur place, c’était magnifique. C’est ce qu’on retient en premier ». Mais une fois rentrés en Bretagne, jeudi 30 juillet, Nicolas Belloir et Noëline Coudrais, qui a été pompière volontaire pendant 25 ans, font le même constat : On est encore les oubliés. La préfète de Gironde a remercié les agriculteurs, la protection civile, les médecins, les infirmiers, les kinés… Et nous les ambulanciers, qui avons été un maillon essentiel, rien. Nicolas Belloir rappelle que sur le département d’Ille et Vilaine, les ambulanciers font environ 77 000 départs à l’année à la demande du Samu. Récemment, on a manifesté parce qu’on manque de moyens, nos tarifications n’ont pas été revalorisées depuis huit ans, mais à chaque fois qu’on a besoin de nous, on répond présent. Et demain, s’il y avait encore besoin, on serait encore là ». Les deux ambulanciers n’ont pas oublié que sur l’autoroute fermée à la circulation, réservée aux secours, il a fallu avancer les frais de péage. On a le sentiment d’être la cinquième roue du carrosse ». Aujourd’hui, ils font les comptes : Il y en a eu des crises. On nous a demandés beaucoup pendant le Covid. Les salaires, les charges, le coût du carburant… Tout augmente ! On arrive à saturation. On aimerait avoir de la reconnaissance.