Revue de presse

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Affaire des contrôles du RSA : Maël de Calan, poursuivi pour harcèlement moral, relaxé par le tribunal

Le Télégramme · 07/09/2026 · ← revue

Le président du conseil départemental du Finistère Maël de Calan a été relaxé des accusations de complicité de harcèlement moral dans l’affaire dite du RSA, ce lundi. Il n’a pas brandi le V de la victoire à son arrivée devant le tribunal judiciaire de Brest, ce lundi 7 septembre 2026, contrairement à la posture un brin provocatrice qu’il avait eue lors de l’audience du 15 juin. Mais Maël de Calan a tout de même salué d’un geste, sourire aux lèvres, les quelques dizaines de militants et sympathisants de la CGT rassemblés face au Palais. Cette fois, le président du conseil départemental du Finistère n’a pas attendu dix heures et la fin d’une audience marathon pour sortir du tribunal : il a suffi d’une quarantaine de secondes au président Subts pour rendre son délibéré. Saisi par six allocataires du RSA soutenus par la CGT et de la Confédération paysanne, le tribunal a relaxé Maël de Calan des poursuites de complicité de harcèlement moral, comme son ancien directeur de service, accusé de harcèlement moral.

« Une victoire malgré tout », selon la CGT

Une victoire et un soulagement pour Maël de Calan, alors que ce dernier entend porter son plan RSA au niveau national « pour inspirer la réforme de notre modèle social », dans le sillage du candidat à l’élection présidentielle Édouard Philippe. « La justice a donné raison au Département, en affirmant que les contrôles n’ont rien d’excessifs et encore moins de harcelants », commentait-il à la sortie du tribunal. Pointant encore une fois un « procès politique », il a souligné les « mensonges et la défaite de la CGT ». Pourtant, Ludovic Morin, secrétaire départemental de la CGT, relevait une forme de victoire, car le tribunal a rejeté les exceptions en nullité formulées par la défense, comme les demandes de dommages et intérêts pour procédure abusive à l’encontre des six plaignants et de la CGT. « C’est une victoire malgré tout. Car cela montre que l’on avait raison de se battre. Et ce n’est pas parce qu’il ne s’agit pas de harcèlement qu’il n’y avait pas quelque chose de grave dans la façon dont étaient menés ces contrôles ». Une lecture du jugement que partage le socialiste Kevin Faure, président du groupe Finistère et Solidaires au Département : « Je me réjouis du rejet des poursuites réclamées par Maël De Calan à l’encontre de la CGT et des allocataires. Le tribunal a jugé légitime la démarche de la CGT et des allocataires ; les poursuivre aurait contribué à une brutalisation supplémentaire de la vie publique ».

De Calan retire sa plainte pour diffamation

Alors que les deux parties devaient à nouveau se faire face au tribunal à la fin du mois d’octobre, après une plainte pour diffamation déposée contre Ludovic Morin par Maël de Calan, ce dernier a annoncé, ce lundi, retirer sa plainte. « Il n’y aura pas d’épisode 2. La justice a perdu suffisamment de temps avec cet épisode ».

Aujourd'hui en Bretagne

Du lundi au vendredi à 19h, les faits marquants du jour en Bretagne

Le président du conseil départemental retrouvera toutefois le tribunal dès jeudi. Il est poursuivi, cette fois, par le député insoumis Pierre-Yves Cadalen, qu’il avait qualifié de « factieux et antisémite ». Défendu par Me Richard Malka, il assure qu’il s’y présentera avec « la plus grande sérénité ».