À Rennes, un quartier victime d’une invasion de rats : la Ville espère des « résultats rapides »
Ils montent le long des murs, s’installent sous les capots des voitures, traversent la cour du collège-lycée… Le tableau, dressé par un collectif de riverains du quartier Maurepas, à Rennes, en dégoûtera plus d’un. Depuis la rentrée, plus de 70 familles alertent sur la véritable invasion dont est victime leur quartier. Une colonie de rats, visible de jour comme de nuit, a élu résidence près de chez eux, entre les boulevards Paul Painlevé et Alexis Carrel, depuis plusieurs semaines.
Inquiets des conséquences sur leur cadre de vie mais aussi sur leur santé, les habitants accusent la mairie et l’ARS d’inaction, malgré des alertes répétées depuis début septembre. Leur demande : une campagne de « dératisation massive ». Le jeudi 24 septembre, trois conseillers municipaux - deux du groupe de centre droit « Vivre Rennes » et un Insoumis - leur ont d’ailleurs rendu visite pour entendre leurs doléances.
« Des résultats rapides », espère la municipalité
Alors, la municipalité reste-t-elle vraiment les bras ballants ? Non, assure l’écologiste Lucile Koch, élue la biodiversité et l’animal en ville, qui a elle-même rencontré les habitants le lendemain. Interpellée par l’opposition lors du conseil municipal de ce lundi 28 septembre, elle est revenue dans le détail sur les mesures prises par la municipalité qui a dépêché un agent sur place il y a deux semaines, afin de réaliser un diagnostic de la situation. « C’est un sujet que l’on prend à bras-le-corps », assure-t-elle.
Alors que les riverains accusent les conteneurs à poubelles de leur square d’être la « capitale » de la colonie de rongeurs, elle souligne que les causes de leur prolifération sont multiples. « Il faut une politique multifactorielle qui ne peut pas se résumer à l’installation d’une boîte à rats (qui contient du poison, NDLR). » Les conteneurs ont été remplacés la semaine dernière par des contenants étanches pour empêcher les nuisibles de trouver de la nourriture. Une réfection des espaces verts tout comme un diagnostic des réseaux et une réduction de toutes les sources de déchet sont également à l'étude . « On espère réduire leur présence dès les prochaines semaines et obtenir des résultats rapides ».