À Lannion, un futur parc éolien flottant sur le gril

Dernier tour de table avant de passer à la suite. Après Roscoff, l'Île-de-Batz, Sibiril et Plougasnou, dans le Finistère, la concertation autour du futur parc éolien flottant Bretagne Nord-Ouest s'achèvera le 21 septembre à Lannion, dans les Côtes-d'Armor. Le calendrier, lui, se resserre. Le projet doit intégrer le dixième appel d'offres éolien en mer (AO10), que le gouvernement prévoit de lancer cette année. Le futur développeur doit être désigné début 2027. Il aura ensuite la charge de concevoir, construire, exploiter puis démanteler le parc.
Une zone réduite à 235 km²
À l'issue de la concertation menée depuis le débat public de novembre 2023 à avril 2024, l'Etat a réduit la puissance du projet à 1,2 GW et resserré la zone retenue à 235 km². Objectif affiché : limiter les impacts sur la pêche professionnelle, le paysage et l'environnement. Le parc doit prendre place à au moins 20 kilomètres du continent et à 18 kilomètres de l'île de Batz. Environ 67 éoliennes flottantes de 18 MW sont envisagées. Leur production atteindrait quelque 4 TWh par an, soit près de 20 % de la consommation électrique régionale selon les estimations de l'Etat. Le projet fait partie des sept opérations retenues dans l'AO10, qui doit permettre à la France d'accélérer le développement de l'éolien en mer. La programmation pluriannuelle de l'énergie fixe notamment un objectif de 15 GW installés en 2035, puis 45 GW en 2050.
Pêche, paysages et emplois
À Lannion, il ne sera plus seulement question de la localisation du parc. Les participants sont invités à faire remonter leurs attentes sur trois sujets : biodiversité et environnement, paysages et cadre de vie, retombées économiques et emplois. Les échanges porteront aussi sur le raccordement du parc à terre. Le format se veut participatif, avec un « world café » organisé autour de plusieurs tables. Les participants changeront de groupe au fil de la soirée pour confronter leurs points de vue et faire émerger des propositions. Ces contributions doivent ensuite servir aux candidats à l'appel d'offres dans la préparation de leurs offres. Après le choix du lauréat, le projet entrera dans une phase beaucoup plus opérationnelle. Etudes, autorisations et travaux doivent s'enchaîner jusqu'à une mise en service envisagée à partir de 2035.