Revue de presse

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«Un taux d’accès à l’emploi de 85 %»:tournée vers l’Asie, cette école de commerce basée en Bretagne est unique en France

Ouest-France · 14/09/2026 · ← revue

Même l’architecture de l’école est japonaise. Créée à Quimper, en 1990 par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Finistère, l’école supérieure internationale Isuga forme des managers et développeurs d’affaires pour les marchés asiatiques. Plus précisément au Japon, en Corée du Sud et en Chine. Deux formations sont proposées aux étudiants : un Bachelor bac + 3 responsable de développement à l’international et un Mastère bac + 5 manager du développement d’affaires à l’international. L’établissement accueille 190 étudiants et étudiantes, un tiers de Bretons et deux tiers d’autres régions. Avec une forte augmentation d’étudiants internationaux, d’Asie et d’Afrique , note Delphine N’Dion, responsable des études. Bien entendu, les étudiants vont s’imprégner de marketing, gestion, droit, commerce, management, mais, ici, l’accent est mis aussi sur la culture. Pour des jeunes qui n’ont jamais mis les pieds en Asie avant, c’est un choc d’en découvrir une autre. Ils partent en immersion dans un pays entre quatre et cinq mois. La dimension linguistique est essentielle. À raison de sept heures par semaine, ils apprennent une langue : le japonais, le chinois ou le coréen. Et d’ajouter : Un étudiant qui arrive ici ne peut pas se rendre compte que la conversation courante n’est pas donnée à tout le monde.

Les nuances des échanges

Travail et abnégation font que l’apprentissage difficile de ces langues sera un gage de l’engagement et de la volonté de réussir d’un étudiant. S’ils s’accrochent, cela se ressent dans le travail , martèle Delphine N’Dion. Elle ajoute : Parler chinois, japonais ou coréen permet de mieux comprendre les codes, les pratiques professionnelles et les nuances dans les échanges, mais aussi de créer une relation de confiance. Si la communication verbale est capitale, ils doivent aussi se familiariser avec des signes qui valent plus que des mots, connaître les mimiques utilisées, savoir ce que veulent dire les silences. C’est une approche de la différence, une connaissance de l’altérité. L’exemple connu au Japon d’échanges de cartes de visite est très codé. Présenter sa carte à deux mains, tournée vers le destinataire pour qu’il puisse la lire immédiatement. On accompagne le geste en inclinant un peu le buste, on reçoit la carte à deux mains pour la lire avec attention. Si vous la rangez dans votre portefeuille ou votre poche, c’est perçu comme un manque de considération.

Taux de réussite de 100 %

Les entreprises asiatiques ouvrent-elles facilement leurs portes à nos jeunes ? Contrairement à ce qui se passe en Europe, le stage en entreprise n’est pas naturel. Et puis, il y a aussi la difficulté pour obtenir un visa. À Isuga, l’étudiant doit être persévérant . Et ça marche. Le taux de réussite est de 100 %. Le taux de placement sur l’emploi, sur une enquête à neuf mois, est de 85 %. Plutôt pas mal pour une école du far-west qui a misé sur les vents porteurs de l’est.

Renseignements sur le site Internet isuga.fr/