Revue de presse

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Sommeil, téléphone, devoirs… Comment faire tenir les bonnes résolutions de la rentrée

Ouest-France · 16/09/2026 · ← revue

Il y a la saison des bonnes résolutions en début d’année et celles prises au moment de la rentrée scolaire. C’est le cas dans la famille de Jérémy et Adèle, installée en région parisienne. Avec leurs deux ados, ils ont adopté depuis deux ans le contrat de rentrée . Le principe : arrêter une organisation familiale pour la gestion du téléphone portable, l’heure du coucher et les devoirs , détaille Jérémy. La concertation se fait quelques jours avant la rentrée et petits et grands arrêtent ensemble les grandes lignes du contrat. On en passe par là parce que le début du collège de l’un de nos enfants a été source de conflits, se souvient Adèle. Chaque jour ou presque, il fallait faire le gendarme pour rappeler les bonnes habitudes à prendre, surtout pour les devoirs et l’heure d’aller au lit . Un cadre et des règles à la maison, Rébecca Shankland, psychologue, coautrice de « Pédagogie du bien-être pour les élèves et les enseignants (1) », les considèrent comme sécurisantes pour un élève. À condition que les résolutions soient discutées pour éviter de les voir comme des injonctions unilatérales des adultes envers les enfants. Chaque enfant est différent dans ses apprentissages donc tenir compte de ces singularités permet d’adapter les règles. L’un peut avoir besoin de décompresser avant de passer aux devoirs, un autre pourra les faire dès son retour de l’école…

« Être guidé, épaulé »

Plus l’élève sent que l’on tient compte de son rythme, plus ce sera facile à accepter . L’autre exercice d’équilibriste pour les parents reste de mettre en place un cadre, ou plutôt des routines , propices à l’autonomie. Car l’élève a besoin de savoir il va, d’être guidé, épaulé pour montrer qu’il est capable de s’organiser seul dans ce cadre. Tout ce qui semble, surtout pour des ados, de l’ordre de la contrainte et de l’ordre parental est compliqué à gérer. Des résolutions expliquées et validées ensemble ont l’avantage de les responsabiliser. Et quid du bon suivi des règles ? Patience et adaptation, répond Rébecca Shankland, également responsable de l’Observatoire du bien-être à l’école. Si le cadre est rigide, l’enfant risque de le subir. Il doit sentir que ça peut être rediscuté au fil de son parcours scolaire, de ses besoins qui changent tout au long de l’année. Chez Adèle et Jérémy, les clauses du contrat de rentrée ont été transformées en un joli dessin aimanté sur le réfrigérateur, histoire que chacun puisse passer devant au moins une fois par jour , commente Jérémy. (1) Éditions Odile Jacob.